2 ministres devant un cimetière

Communiqué de presse

Deux ministres à Colmar : l’affichage d’une volonté de passage en force

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En déplaçant deux Ministres sur la station de recherche de Colmar, le gouvernement démontre à nouveau que le développement des OGM en France est pour lui un objectif politique et non une question scientifique pour résoudre le problème du court-noué, maladie de la vigne. Le gouvernement est prêt pour cela à faire prendre aux vignerons français les risques d’une nouvelle crise commerciale résultant de l’introduction des OGM dans le vin, ainsi que d’une crise sanitaire pouvant résulter de la dissémination par les insectes de produits du transgène installé en milieu ouvert à Colmar.

L’autorisation donnée à cet essai au mois de mai dernier a été la première rupture du moratoire politique sur les cultures OGM instauré en 2008. La récente autorisation, en plein repos estival, de commercialisation de semences, et donc de culture, de deux variétés de maïs transgénique T25 du groupe Maïsadour confirme que le gouvernement essaye bien de siffler la fin de la résistance aux OGM.

La Confédération Paysanne demande pourquoi l’INRA ne communique que sur les recherches OGM alors qu’un de ses chercheurs de Montpellier a mis au point par des croisements traditionnels un porte-greffe non OGM résistant au court-noué qui sera très prochainement commercialisé.

Les déclarations répétées de l’INRA sur la nécessité de «développer des produits (transgéniques) « alternatifs » à ceux des grandes firmes» et celles de Ministres sur la possibilité d’autoriser les vignes transgéniques et d’envisager leur commercialisation ne cachent plus leurs intentions de passage en force. Les mots utilisés tels « alternatif » tout comme la méthode de « concertation » au sein du « comité local de suivi » de l’essai, qui n’a pas de rôle décisionnel, sont des outils de communication destinés à dissimuler ce passage en force.

On peut aussi s’interroger sur «l’indépendance française» face à ces grandes firmes, quand on sait que la technologie développée par l’INRA de Colmar est déjà protégée par deux brevets de la multinationale Monsanto et un autre de l’Université de Cornell, et que Monsanto a fait savoir depuis bientôt dix ans qu’il exigerait des droits de licence en cas de commercialisation des porte-greffe transgéniques de l’INRA .

L’agriculture n’a pas besoin des OGM ; la recherche doit travailler sur de réelles alternatives agronomiques adaptées aux besoins des paysans et aux attentes sociétales.

La Confédération Paysanne continuera de s’opposer à toute réintroduction de cultures et aux essais OGM en milieu ouvert en France.

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15 août : transport sous escorte des faucheurs pour contrôle d’identité.

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