Voiles de protection : test de nouveaux usages.

Pour protéger du froid leurs légumes de plein champ, les biaux jardiniers utilisent des voiles en polypropylène non tissé, très légers ( <20 grammes / m2) dont ils recouvrent horizontalement les planches de culture. Ça ne suffit bien évidemment pas toujours, mais c’est un bon outil.

Pour lutter contre certains insectes ravageurs des cultures, les biaux jardiniers utilisent aussi le même type de technique : le voile non tissé, ou dans d’autres cas le filet à maille tissée (lien). Exemple :

Encouragé par les bons résultats obtenus au jardin avec cette technique en utilisant les voiles et filets horizontalement, le biau retraité, comme il dispose de temps puisqu’il est retraité, a décidé de se lancer dans l’expérimentation d’usages complémentaires de ces voiles et a exploré une nouvelle voie : l’utilisation verticale.

Et le premier essai de cette grande innovation a donné un assez beau résultat.

Le biau retraité se fait donc un plaisir de communiquer le dispositif expérimental aux lecteurs de son site par la photo ci dessous :

Tournesol et colza, les OGM sont encore là : désobéissance civile !
  photo PB

ceux qui le souhaitent pourront ainsi expérimenter chez eux, dans d’autres conditions pédoclimatiques.

Bien sûr, les biaux retraités avaient dû utiliser un peu de ficelle pour décorer les grilles de la gendarmerie de Louhans, mais le point de vue de l’Agriculture Biologique restait cependant bien visible pendant une partie de l’audition du biau retraité, qui était convoqué pour avoir participé, le 28 novembre dernier à la neutralisation de parcelles d’essai Dijon céréales de colza muté in vitro pour obtenir sa résistance à un herbicide (LIEN).

Cette audition en gendarmerie a mobilisé 48 personnes précisément, dont une belle équipe de la Confédération Paysanne et Michèle Chambon, candidate France Insoumise aux législatives dans la circonscription,

photo PB

qui ont «pris leur après-midi» pour manifester leur opposition aux OGM cachés et leur soutien aux Faucheuses et Faucheurs Volontaires. Tout s’est passé dans une ambiance détendue :

La presse locale a rempli son role d’information des citoyens sur les plantes mutées à l’occasion de cette convocation en gendarmerie :

Le JSL, le journal départemental qui diffuse sur toute la Saône et Loire a fait sa «une» sur cette audition et un article complet en une du cahier Bresse (LIEN).

Radio Bresse a interrogé le Faucheur Volontaire avant son audition :

Le biau retraité est ressorti de la gendarmerie avec en main sa convocation pour le 19 septembre au tribunal de Dijon. Pour y être jugé de cette action anti-OGM collective. Et aussi pour le refus d’ADN que, suite à la demande de prélèvement des gens d’armes, il a été mis dans la situation de faire lors de l’audition.

Radio Bresse a aussi interrogé le Faucheur volontaire après son audition :

ADN et FNAEG, ou acide désoxyribonucléique et fichier national automatisé des empreintes génétiques…

Souvenons nous :

- à l’origine - il y a environ 20 ans, fin XXème sciècle sous la présidence Chirac et le gourvenement Jospin - les députés avaient justifié la constitution de ce fichier génétique pour les délinquants sexuels et criminels. Puis, peu à peu, presque doucettement suite aux votes des successives majorités parlementaires, notamment lors du vote de la loi de sécurité intérieure dite loi Sarkozy il y a eu comme un genre d’évolution dans la démocratie française : un gigantesque fichier politique se constitue, visant militants syndicaux, politiques, écologiques, etc… À noter qu’en France, patrie des droits de l’homme, le fichage génétique n’est pas prévu pour les délits financiers.

- maintenant : un généticien convoqué comme témoin lors du procès de Dominique Henry (elle avait refusé de laisser prélever son ADN suite à sa participation au «démontage» de la salle de traite de l’usine gazière et laitière dite «ferme des mille vaches») a très clairement démontré que, alors que c’était inenvisageable il y a environ 20 ans, on sait par l’évolution des connaissances qu’il y a dans l’ADN des informations codantes concernant le profil santé des personnes.

Les Faucheuses et Faucheurs Volontaires seront donc jugés, pour ce fauchage de colza muté et en plus pour leur refus de prélèvement ADN à Dijon

le 9 mai pour un seul d’entre eux (…?…!…?…)

et cet automne

le 5 septembre pour certains

le 12 septembre pour d’autres

le 19 septembre pour les suivants

le 5 octobre pour les encore suivants

Le biau retraité ne comprend pas très bien le pourquoi de cette multiplication d’audiences pour juger, à grands frais donc puisqu’en 5 audiences, ce groupe de lanceurs d’alerte qui ont posé et revendiqué tous le même acte, au même lieu, le même jour. Les informations ( sur les radios, les journaux, etc…) faisant régulièrement état d’un manque criant de budget pour le fonctionnement normal de la justice (*) seraient elles donc des rumeurs infondées ? Le biau retraité, justiciable basique, avoue ne pas avoir les compétences pour en «juger».

Est ce pour transformer, en ces périodes automnales de vendanges, la capitale bourguignonne, ses journaux et ses rues en capitale de la résistance aux plantes mutées ? La suite au prochain épisode…

Moratoire immédiat sur la vente de semences et la culture de colza rendus tolérants aux herbicides !
Application immédiate de la réglementation européenne à tous les nouveaux OGM !
Obligation d’information des paysans et du public sur les procédés d’obtention des nouvelles semences cultivées et commercialisées !

________________________________________________________________

(*) 62 faucheurs volontaires avaient neutralisé l’essai de vigne OGM mené par la sation INRA de Colmar le 15 août 2010. Leur relaxe en appel avait été cassée par la cour de cassation en 2015. Leur nouvelle comparution en appel, cette fois à Nancy, avait été inscrite au rôle de 2016… Pourtant, toujours rien en mai 2017.

 

Tags: 

Catégorie: