Ça dépote, au jardin !

Ça dépote chez les bestioles

Par exemple, la semaine dernière, il y avait invasion de coccinelles en train de se nymphoser sur les aubergines (LIEN). et bien cette semaine, c’est devenu çà : du vide d’un coté, de la vie de l’autre.

Les Biaux Jardiniers sont donc très heureux de vous annoncer la naissance de beaucoup d’adultes (çà fait bizarre, dit comme çà, hein ?). Notre reporter était sur place, çà s’est passé à peu près comme çà :

Bon, les adultes, c’est pas çà qui mange bien du puceron, mais çà pond des oeufs, qui deviennent des larves, qui «pour devenir grandes» (et faute de soupe dispo sous tunnel), boulottent beaucoup beaucoup de puceron. merci d’avance à elles, tant pis pour eux !

En se balladant dans les tunnels, les Biaux Jardiniers «regardent la feuille à l’envers» :-)

C’est comme çà qu’ils ont aussi trouvé ce genre de bestioles :

Deux larves de syrphe et pucerons victimes d'entomophthorales.

Version sous-titrée :

- au milieu en haut et au milieu en bas, on voit des larves de syrphe. C’est un diptère (une mouche) qui mange les pucerons ; merci à elles ! tant pis pour eux !

- un peu partout en marron, ce sont des pucerons morts (tant pis pour eux, z’avaient kapa) tués par des entomophthorales (des champignons) : merci à eux ! Les Biaux Jardiniers imaginent que si il y en a tant fin juin, c’est que leur saison est «en avance» parce que la fin de printemps a été très humide ; et l’humidité, les champignons, çà leur convient ! Ils se développent donc. Sur le puceron.

- tout blanc et bien visibles en haut à droite, des exuvies. C’est le mot à utiliser pour avoir l’air intelligent pour parler de la mue du puceron quand il se développe.

Et puis on a trouvé aussi ce genre de «chose blanche velue» et ce genre de «chose beige-dorée et ronde» :

coccinelle scymnus sur aubergine du Biau Jardin de Grannod = pucerons en danger !

Le genre de chose blanche au centre, c’est aussi une coccinelle, mais qui ne ressemble pas du tout à celles dont l’image fait vendre plein plein de… choses, même des pas bio… Celle-ci son petit nom, est probablement scymnus.

Le genre de chose beige-dorée, c’est ce qu’est devenu un puceron qui a été parasité, par une larve en train de se développer dans et au détriment du corps - et de la vie - du puceron. Probablement un aphidius. On saura mieux quand il sortira de la momie qui lui aura servir à se nourrir : on pourra l’identifier par la forme et la place du trou de sortie.

Ah !? Probablement ? Oui : probablement !

Probablement parce que la littérature spécialisée signale une autre coccinelle «au nord» (mais où est il, le Nord, à notre époque qui le perd ???). Autre coccinelle qui ressemble elle aussi beaucoup à un balai ramasse poussière tout blanc tout propre. Il faudrait manipuler la bestiole pour trouver un critère distinctif imparable ; autant se contenter d’un «vague coup de loupe» pour la laisser bosser tranquille, et accepter un petit manque de certitude !

Probablement parce que il y a plusieurs bestioles dont la larve se développe en parasitant le puceron, dont une que le Biau Jardinier a achetée pour en lacher sous tunnel dans le but d’aider nos auxiliaires «indigènes» à faire face à cette grosse attaque de puceron.

Et pour être sûr, il faudrait être mieux formé. Suivre des visites «bout de champ» chez tel ou tel collègue avec le technicien ; et comme sujet «identification au jardin des auxiliaires». Le Biau Jardinier s’est rendu une fois (et en une seule fois, on ne trouve pas forcément tout) à une telle journée, organisée à 130 km de chez lui ; à part le technicien et la collègue chez qui cela avait lieu : personne… L’expérience n’a donc pas été reproposée…faute de combattants.

Cet été, le Biau Jardinier est déja «sorti» en journées de formation une fois ou l’autre cette saison, et… du calme… Il y a aussi pas mal de choses à faire au jardin, alors… Le Biau Jardinier se dit «c’est bon, les auxiliaires ont l’air de prendre le dessus, et quitte à rester dans l’approximation pour l’identification complète de certains de ceux qui travaillent au jardin, retournons travailler au jardin, nous aussi, à la production basique, parce que

Ça dépote à l’entretien

Normal, il y a de l’activité à fournir au jardin, c’est la saison !

Il faut «faire le suivi» pour l’échelonnement des plantations de saison (courgette, concombre, basilic, salade) etc…et aussi «faire les séries» pour les cultures d’automne, voire les stocks d’hiver : fenouil, betterave rouge, etc…

Plaques alvéolées des plants produits au Biau Jardin de Grannod

Il faut aussi biner pour détruire les plantules d’adventices, pour faire fonctionner le sol, pour économiser l’eau (un binage vaut deux arrosages, dit Monsieur Sagesse Populaire !). Les Biaux Jardiniers en sont aux troisième et quatrième sur les racines d’hiver, selon leur date de semis. Cette fois-ci, c’est à nouveau avec la bineuse duo et ses mini-disques.

Binage de précision avec la bineuse duo et les mini-disques

C’est un outil guidé, il faut donc être deux à ce travail. Deux, calmes et précis.

Binage de précision avec la bineuse guidée duo.

Mais çà va quand même drôlement vite (ça dépote), et les Biaux Jardiniers sont bien contents du résultat final. Parce que si les cultures sont très propres au début, on gagnera énormément de temps ensuite.

Binages de précision rapidement et régulièrement renouvelés pour maitriser les adventices => bonheur des Biaux Jardiniers

Parce que les journées à 4 pattes avec «un bataillon de stagiaires et autres woofers», l’oncle, la grand-mère, etc… pour arracher l’herbe qu’on a laissé envahir les cultures : bof ! bof !

Et quelques jour après le binage, quand les adventices n’ont plus aucune chance de redémarrer, c’est arrosage.

Et puis aussi, il faut «débarasser» les cultures pour reprendre les planches, par exemple enlever toute la quincaillerie nécessaire à la culture du petit pois (pour tout voir sur la quincaillerie du petit pois, c’est par là : LIEN).

Les poireaux qui avaient été plantés semaine dernière ont bénéficié d’un premier passage de herse étrille pour détruire les plantules dont la germination avait été provoquée par les arrosages apportés à la reprise de la plantation

Ça dépote à la plantation

Les Biaux Jardiniers ont fait aussi des plantations de saison, notamment le chou de Bruxelles. Comme tous les autres carrés, le carré de chou est bordé de deux bandes fleuries. Nous avons fait un essai de semis très riche en céréale (explications de la démarche dans un article à venir). Les bâches d’occultation ont été enlevées ; par contre le voile de protection contre notamment l’altise est laissé bien en place sur la plantation précédente de chou.

Le stock de «plants auto-construits» a été amené à pied d’oeuvre sur le plateau. La technique pour faire un seul voyage, puisque la planteuse est attelée à l’arrière du tracteur, c’est d’accrocher le plateau à l’avant, et se rendre dans le carré de chou en marche arrière. Ça dépote !

Ceux qui plantent sont assis, prennent au fur et à mesure les mottes devant eux en haut,  et alimentent le distributeur à pinces devant eux en bas. En tournant, le distributeur dépose les plants au fond du sillon que le soc de la planteuse a préalablement ouvert (puisqu’il est devant) ; et les roues tasseuses font leur boulot après (puisqu’elles sont derrière les distributeurs) : elles tassent pour un bon contact terre/motte et une bonne reprise de la plante. Et «roulent mes poules» !

On va «faire le plein de plants» au bout du rang. Tout l’art consiste à disposer d’assez de place sur l’étagère de la planteuse pour y stocker assez de plants pour «tenir» un aller retour.

Quand on conduit le tracteur, il faut aller bien droit ; et quand on alimente la planteuse, mieux vaut ne pas s’emmeler les pinceaux. En photo, çà a tout l’air du «boulot de feignant»… en version animée, çà dépote un peu plus.

Et çà continue comme çà tant que toutes les planches ne sont pas plantées avec le chou prévu (Bruxelles, en feuille grand du Nord vert ou rouge)

Reste ensuite à installer les filets de protection contre l’altise, et à arroser.

Protection de chou contre l'altise par un filet tricoté pour éviter un insecticide bio.

Ça dépote dans les prés

Les collègues sont venus faucher les foins.

Ils ont fané le lendemain.

Avec ce temps, la botteleuse ne va pas tarder à presser !

Et les bandes fleuries…

…c’est pas qu’elles dépotent, c’est qu’elles resplendissent. Les plantations de ce printemps, çà commence à être drôlement joli, et il commence à «y avoir du monde dessus»

Bref, c’est la saison !

 

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