C'est bien mouillé !

Si on se fie au calendrier, dernière décade de mars, on peut faire un petit bilan des dernières semaines de l’hiver.

Il y a quelques temps, le Biau Jardinier avait réussi à «passer entre les gouttes», et planter en plein champ tout ce qui devait l’être, poser les protections contre le froid, installer les occultations prévues, :

Le passage de «vrai froid» (et c’est un des aspect positifs de ce genre d’évènement météo - heureusement qu’il y en a ! -) avait enfin complètement détruit les engrais verts gélifs ; ce qui favorise ainsi le redémarrage des espèces résistantes semées en même temps et qui n’attendaient que çà : avoir la place libre.

Les  essais d’engrais verts en mélange diversifié (en recette maison) commencés l’an dernier ont bien redémarré eux aussi :

Et ensuite, il a plu. C’était pratique : çà a arrosé les repiquages, çà arrosé aussi les occultations.

Et ensuite, il a plu. Et plu.

Puis  replu. Plu… Plu… Ça devenait nettement moins pratique ! Plus moyen de faire du travail correct au jardin en plein champ… Plus… Plus…Chomage technique…donc recyclage professionnel nécessaire…. Fastoche !!! Au Biau Jardin de Grannod, il y a bien longtemps qu’a été mis en place, en concertation entre les divers partenaires sociaux, un système de flexisécurité…

Un chantier entretien du bocage et auto-construction paysanne d’énergie renouvelable pour le chauffage a donc été lancé. Ce fut l’occupation du samedi, avec un petite prolongation le dimanche (flexisécurité…)

De vieux têtards, au tronc creux, menaçaient de se fendre, le dernier élagage remontait à 10 ans. Leurs branches ont donc été coupées. En prenant bien soin de ne pas «faire propre», donc en laissant en place dessus lierre, groseiller de saule, etc…

Ce genre d’élagage est une activité plutot sportive, puisqu’il s’agit de travail en hauteur, et plutot dangereuse, puisqu’il s’agit de travail à la tronçonneuse. Mieux vaut être capable aussi de juger si la partie de tronc sur lequel est  debout le travailleur (casqué) risque de fendre… ou pas…

Pour plus d’infos sur le patrimoine des trognes et têtards, c’est par ICI.

Plusieurs haies bocagères étaient trop denses pour un bon développement des arbres, alors il fallait choisir. Et favoriser ceux qui avaient le plus d’avenir si la concurrence était un peu éliminée :

une coupe sélective a donc été réalisée dans plusieurs haies.

La coupe sélective, c’est plus long que la «traditionnelle» coupe à blanc, mais tellement plus écolo : moins bouleversant pour la faune présente, et les lieux restent si jolis après ! On dirait presque que dans cette bordure, la main de l’homme n’a pas mis les pieds ! Les promeneurs aussi apprécieront !

Pour d’autres infos sur le bocage au Biau Jardin de Grannod, c’est ICI.

Le bois coupé a été manipulé, sans maux, sans risque, grâce à l’engin loué chez Grébert. En effet, les Biaux Jardiniers ne pratiquent pas l’utilisation de woofers, stagiaires, etc…pour cause de conception sociale. Certains disent que ce ne sont donc pas de vrais bio écolos mais de gros méchants productivistes puisque en remplacement de main d’oeuvre non payée, ils préfèrent utiliser un peu de mécanique et de carburant fossile… Ma foi…

Le bois coupé, mais en grands bouts, a ainsi été au fur et à mesure rangé rapidement en haut du jardin, sur la plateforme stabilisée. C’est là qu’il va attendre tranquillement l’été, puis la venue de la déchiqueteuse.(LIEN). Et comme les bouts sont longs, çà économisera de la manutention lors du déchiquetage.

La présence de l’engin loué a aussi été l’occasion de réparer un petit peu la cour de la ferme :

Et pendant ce temps, il a plu. Plu Plu…  Les fossés n’en pouvaient plus. Plus Plus… Au jardin, cela a confirmé que les travaux programmés pour cet été avec la CUMA ASTER (LIEN) pour l’assainissement et le drainage (LIEN) des nouveaux carrés (ceux qui entreront dans la rotation légumière à partir de 2020 et 2021) étaient bien justifiés…

Les biefs du quartier ont débordé. La Seille aussi, preuve qu’il a pas mal plu aussi en amont ! La jonction s’est donc faite.

Pour que le Biau Jardinier puisse jardiner, il n’y avait plus qu’à attendre la «marée basse», et comme une bienheureuse bise s’nstallait dès ce mardi avec un beau ciel dégagé : çà promettait de réssuyer rapidement

Et effectivement, le Biau Jardinier a pu aider au travail de la météo par un passage superficiel du train de bêches (LIEN) utilisé seul (lien)

Et ce matin, le vibrop a préparé les planches nécessaires pour les repiquages qui étaient prévus nettement plus tôt…

Moralité 1 : le système en planche permanente et engrais vert, çà aide vraiment beaucoup le paysan-maraîcher bio, même si évidemment çà ne remplace pas une météo favorable. Mais faire «en même temps» cueillette, préparation, distribution des légumes et paniers, préparations de sol, semis et plantations, «çà occupe bien» (flexisécurité…)

Moralité 2 : ce début d’année 2018, avec ses sautes d’humeur météo

- beaucoup de pluie : donc peu d’heures disponibles pour mettre en place les cultures,

- gros froid : plusieurs heures à moins 15° suivies de plus 8° en journée par exemple

- particulièrement peu d’ensoleillement : donc difficultés de photosynthèse

aura été  «pas facile» : retards dans des mises en culture, difficultés de pousse voire  dégâts avérés sur quelques petits semis.

Ce sera dans quelques semaines au tour des paniers de légumes (et à leur mangeurs !) d’entrer dans une période de flexisécurité.

 

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