Déchaumage d'engrais vert : ça craint !

Les Biaux Jardiniers ont bien du mal à s’en sortir pour faire à temps le travail de sol, au jardin comme dans les «terres» et à en croire les menaces météo, ça ne pouvait qu’être pire toute la semaine, alors il a fallu «faire avec». Donc «faire avant» (avant la re-re-flotte). Et le binôme tracteur a fonctionné à donf :

Déchaumage d'engrais vert, le broyeur précède, le rotovator déchaume, plus lentement.

Matthieu devant avec le broyeur pour hacher menu la végétation présente,

Broyage fin de la végétation avant déchaumage / incorporation superficielle.

Vivien aussitôt après au rotovator pour déchaumer.

Déchaumage d'engrais vert avec le rotovator.

Selon la technique «habituelle» : travail superficiel, capot relevé, vitesse d’avancement assez rapide, le but étant de laisser végétation et racines grossièrement mélangées à la terre superficielle émiettée au minimum possible, de façon à favoriser l’aération (donc l’assimilation de la matière par la vie du sol), et résister au mieux aux pluies à venir. Bref, comme on dit, éviter que le sol se referme.

C’était la première grande sortie du nouveau rotovator, tout beau tout neuf…

Et oui, un des investissements en matériel de cette année était non pas de remplacer le vieux rotovator existant, de petite largeur adaptée à la technique planche permanente, qui donc travaille uniquement entre les passages de roue du tracteur. Ce matériel, régulièrement entretenu - et réparé ! -  qui fêtera sous peu ses quarante ans d’âge (mieux qu’un exceptionnel whisky) a toujours sa place au jardin en déchaumage d’engrais vert en planche permanente.

L’objectif avec cet investissement était de pouvoir déchaumer selon la même façon mais dans les «terres» c’est à dire en culture «à plat». C’est donc un modèle un peu plus large que le tracteur que le Biau Jardinier a acheté, et qui déchaume donc : entre les roues, derrière les roues, et un petit peu plus large pour facilement reprendre au passage suivant.

Les Biaux Jardiniers étaient donc équipés pour broyer et déchaumer les 3 hectares de la parcelle sur lesquels il y a eu le plus de difficultés à cultiver un bel engrais vert (détails ici). Et bien sûr, le vendredi fin d’après-midi, il n’a évidemment pas été possible de tout faire. Vivien est parti en vacances (bien méritées). Lundi le Biau Jardinier en chef a continué, tel un poor lonesome cow-boy (ou plutot légume-boy !).

La météo a eu hélas bien raison : pour s’obstiner à faire la suite, mieux valait, au delà du polo, pouvoir s’accomoder d’averses… grâce à la vareuse

Mais bien sûr, en début de semaine, il n’y a pas que du travail de sol à réaliser ; il faut aussi commencer à récolter ce qui sera distribué dans les paniers. Alors la suite du chantier déchaumage a donc eu lieu le mardi. En conditions un peu plus humides, la vareuse a donc travaillé dès le début, le Biau Jardinier s’est obstiné et il a pu finir avant les nouvelles pluies soutenues.

Et même si on voit clairement qu’après déchaumage un peu d’absence de pluie  (puisqu’en cet été 2021 covidé il n’est plus adapté de simplement parler de beau temps) est bénéfique pour réussir un déchaumage (voir sur photo ci dessous la limite franche entre les deux zones avec et sans pluie immédiatement après travail),

et bien à force, ouf, le Biau Jardinier en a enfin vu le bout. Et il en est bien content !

De son côté, Romaric a enfin eu le temps de venir broyer les couverts pluriannuels de trèfles et poacées. Si dans une des parcelles, c’était trop tard pour éviter que les rumex ne se multiplient

partout ailleurs où le Biau Jardinier avait eu le temps de broyer en cours de saison, le mélange était assez propre. La végétation était très abondante, et à condition d’avoir la météo pas trop défavorable pour broyer à nouveau dans quelques semaines, on devrait commencer à y voir plus clair !

Pendant ce temps, au jardin, par manque de soleil et de chaleur, les fruits de l’été ne poussent guère : coté tomate l’abondance est toute relative,

côté aubergine et poivron de plein champ, c’est le calme plat après les excès d’eau. Et même pas un rayon de soleil pour faire une photo optimiste !!! Vivien, le spécialiste de la fauche sélective, a fait les nettoyages entre tunnels, près des portes, et autour des regards d’arrosage avant ses vacances.

Et dans les nouveaux carrés de légume des grandes terres, même si les courges sont «correctes sans plus» pour cause de météo, la floraison du trèfle les accompagne pour aider à leur pollinisation par les butineurs.

Floraison de trèfles pour accompagner la pollinisation des courges.

Tout ce qui aime l’humidité et craint la chaleur est à son affaire : le carré de poireau

et celui de chou notamment s’en portent bien même si les reprises ont été un peu laborieuses.

Et bien sûr côté maïs, cette spécialité bressane même si le nôtre est soit du sucré soit du pop-corn, c’est actuellement très joli. Pourvou qué ça doure…

Pendant ce temps aussi coté séchage pour la conservation hivernale de l’échalote, et bien qu’elle ait été récoltée dans des conditions bien trop humides, ça se passe très bien grâce au système de ventilation dirigée qui avait été agrandi en 2017.

Joli résultat avec le séchage par ventilation contrôlée de l'échalote.

Alors, bloqué par une terre trop mouillée donc intravaillable, encouragé par des cultures bien propres, motivé par un besoin de prise de distance avec les contrariétés météorologiques, peut-être bien que le Biau Jardinier va s’offrir quelques moments de break du genre weekend de 4 jours, la conscience tranquille, entre amis, à la montagne, avant la distribution de paniers suivante !

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