Dérèglement climatique et cultures de saison.

Les Biaux jardiniers tentent de lutter contre les conséquences in situ des dérèglements climatiques en cours. Dans nos campagnes, donc, et sous tunnels comme en plein champ, c’est pas toujours facile.

Ici, du son : 2 minutes de Jean Jouzel sur France Culture hier mardi 10 juillet.

Ici du texte et des photos:

Sous tunnels

Les Biaux Jardiniers ont donc blanchi leurs tunnels. Ça consiste à pulvériser à l’extérieur de l’abri sur le film plastique, un produit blanc (peinture lessivable ou argile sont disponibles) de façon à ombrer les cultures.

C’est une technique à double tranchant, puisque cela contribue aussi à augmenter l’humidité sous tunnel (donc les risques de maladie).

Sous tunnels, les auxiliaires ont enfin complètement pris le dessus sur le puceron dans la défense des aubergines. Mais çà a été long : cette année pour la première fois les auxiliaires indigènes présents sur la ferme et installés notamment par nos bandes fleuries ne suffisaient pas à la tâche : il a fallu les aider par l’introduction d’auxiliaires achetés à l’extérieur.

Les larves d’Aphidoletes (orange, sans patte) parasitent les pucerons (vert, avec pattes). Avec pattes et marron plus ou moins foncé, pucerons mort victime d’une attaque de champignon. Un peu partout, il y a de plus en plus de larve de syrphe : il était temps

En plein champ

les filets posés à même la culture n’étant plus suffisants pour faire face aux énormes invasions actuelles d’altise provoquées par la chaleur de ces dernieres semaines, les Biaux Jardiniers ont dû installer les petits arceaux. Mais…

Pose d'arceaux pour éviter le contact filet / plante = impossibilité de binage mécanique.

Mais… Conséquence : le binage mécanique n’est plus raisonnablement possible avec les filets SUR arceaux (trop de temps de manipulation pour dépose et repose à chacun des 3 ou 4 binages + trop de risque d’infestation parasitaire avec un temps aussi long d’exposition aux attaques concomitantes d’altise). La plantation a donc été effectuée sur paillage biodégradable pour faire face à l’impossibilité pratique de binage.

Par contre, du binage, les Biaux Jardiniers en ont fait pas mal ces derniers jours ; comme chaque semaine (erreur : chaque semaine où l’état du sol le permet).

Dans les derniers semis de carotte d’hiver, c’était le troisème binage, il a été réalisé avec la bineuse Duo et les mini-disques.

Troisième binage sur le dernier semis de carotte d'hiver.

Dans les premiers semis de carotte d’hiver, pour le cinquième passage, c’est la bineuse Schmotzer qui a été mobilisée, montée avec les socs à patte d’oie pour lutter contre la mouche de la carotte.

C’est sur légumes d’hiver le début de la saison pour les outils alternant petit buttage et débuttage combiné au binage ; cela nous permet de maitriser l’herbe aussi sur le rang, et de lutter contre la mouche de la carotte.

Pour détruire les adventices SUR le rang de légume, les Biaux Jardniers utilisent une bineuse équipée des «doigts Kress». Ça marche drôlement bien : tout ce qui est planté à deux rangs par planche y a eu droit : chou, poireau, cèleri-rave…mais tout n’a pas été «immortalisé sur la pellicule» :-))

Les betteraves rouges ont été binées pour la deuxième fois, pour celles en semis direct, avec la bineuse Duo cette fois ci.

Le deuxième binage sur betterave rouge; a été fait avec la bineuse duo

Celles que nous avions semées en motte ont été repiquées.

Repiquage des mottes de betterave

Du coté des engrais verts, belle activité aussi. Les planches qui avaient donné les récoltes de légume de fin de printemps et de début d’été ont été semées en engrais vert. Pour les planches qui seront travaillées dès la fin d’hiver, les Biaux jardiniers avaient semé un mélange à base de fleurs et de légumineuses pour favoriser les insectes auxiliaires

Dans d’autres, il y a eu aussi un mélange résistant au gel, apte à ameublir et enrichir le sol sur une plus longue période. Tous ont bien levé.

Et puis quelques carrés en engrais vert pluri-annuel ont eu un nouveau broyage d’entretien. Bien sûr, c’est du «broyage sympathique», comme le dit la revue «La Hulotte», le journal le plus lu dans les terriers (LIEN)

Sympathique ? oui : pour la vie du milieu. On commence par broyer le centre du carré, et on fait le travail en allant de plus en plus vers l’extérieur. En agissant ainsi, on «repousse» les insectes de planche pas encore broyée en planche pas encore broyée vers un lieu qui ne sera pas broyé : la bande fleurie. Il suffit de procéder dans l’autre sens pour rassembler la faune peu à peu sur la planche du centre… que l’on broie en fin avec les habitants qu’on y a concentré.

L’autre avantage des bandes fleuries : elles permettent de préserver un milieu favorable aux insectes pendant les périodes  d’occultation.

Et puis, pas la peine d’écrire que c’est beau…çà se voit !

 

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