Entretien et mises en route

En février / mars, les premières préparations de sol et mises en place de cultures avaient été «pas trop faciles» (le Biau Jardinier en a parlé ici en son temps). Mais pour les travaux de la mi-avril, çà s’est plutôt bien passé : broyeur, préparation de planches, etc…

Le broyeur, outil indispensable pour l'incorporation des engrais verts, mais outil dangereux pour la faune...

Le Biau Jardinier a fait pas mal de broyage ces derniers jours. Mais il faut toujours se méfier, et ne pas «faire de l’espace vert» (ou du gazon anglais) : le broyage est une activité qui peut être dangereuse pour la faune !

Broyage d’entretien

particulièrement dans les chemins autour des planches de légume. Le Biau Jardinier prend toujours la précaution de ne pas tout broyer en même temps, ce qui priverait totalement et brutalement les insectes du gîte et du couvert qui leur sont indispensables pour…participer au travail des Biaux Jardiniers !

Le broyage est organisé en "lots" de façon à garder toujours assez de surface non broyée disponible pour les insectes

Près des haies, une large bande est épargnée pour laisser se développer orties et ronces, qui fournissent notamment le jardin en plusieurs auxiliaires bien efficaces. Le travail d’entretien se fera plus tard, doucement, quand les «petites bêtes» se seront multipliées et auront mieux colonisé le milieu.

Non-intervention en début de saison trop près des haies pour préserver la faune auxiliaire.

Entre les tunnels, de l’entretien a là aussi été réalisé, avec l’outil à dos, et de façon très sélective :

Entre les tunnels, on laisse se développer ce qui nous semble intéressant pour les auxiliaires

Dans les

Engrais verts

le Biau Jardinier a broyé plusieurs planches avant de les incorporer pour mise en culture de légume.  Dans ce cas, nous pratiquons ce que le journal «La Hulotte» (le journal le plus lu dans les terriers : LIEN) nomme le fauchage sympathique. On procède de façon à toujours «repousser» les insectes potentiellement détruits par le broyeur vers «l’extérieur» de la partie travaillée ( = vers la bande fleurie par exemple). De les «repousser» vers un nouveau lieu adapté.  Au lieu de commencer par l’extérieur, et à force de tourner, de regrouper toute la faune au centre, avant de la détruire lors du dernier passage…).

Ça n’est pas vraiment bien plus long : il suffit simplement de réfléchir avant de travailler !

De commencer donc par le milieu; ce qui en planche permanente est d’autant plus facile qu’on est sûr de «finir droit», guidés que nous sommes par les allées, au lieu d’être approximatif quand on travaille à plat et sans le guide d’allées fixes.

En route pour le fauchage sympatique

Dans les engrais verts hivernants qui pouvaient rester en place encore un moment, la céréale a été «rafraîchie» pour éviter l’épiaison et pour laisser le temps au trèfle du dessous de mieux fleurir pour nourrir les butineurs. Et le biau jardinier a alterné les passages, toujours dans un souci de protection des insectes. La suite un peu plus tard.

Les engrais verts pluriannuels ont eux aussi eu droit à un coup de broyeur, et en fauche alternée là aussi.

Préparation de planches

Dans les carrés qui avaient accueilli des récoltes tardives la saison précédente, il y avait eu un engrais vert hivernant chaque fois qu’il avait été possible de le semer. Et dans le cas où la rotation prévoit le retour d’un engrais vert pluriannuel, le cultibutte a assuré la repise après buttage et la finition avant semis.

Dans les planches où le biau jardinier avait mené ses essais de «roloflex» (LIEN), le cultibutte a été chargé de la préparation finale.

Ameublissement au cultibutte après destruction de culture au roloflex.

D’autres planches, précédemment nourries d’engrais vert broyé et butées ont été ameublies par un passage de cultibutte.

De D à G : occultation, bande fleurie, planches en cours de reprise, occultation, culture pécoce sous voile non tissé.

Dans d’autres enfin, le vibroplanche a assuré la finition avant plantation. Et tout cela dans ce lieu paisible et campagnard, bocager et diversifié, bien agréable à regarder. Ah, «on n’est pas les plus malheureux» !!!

Le bocage, c'est bon pour le milieu, c'est bon aussi pour les yeux...

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