Les pieds sur terre sous le soleil.

C’est le coté génial de ce métier de maraîcher bio : on se met régulièrement les pieds sur terre. Et çà fait du bien ! Ça aide même à «repositionner le mental» en cas de besoin (çà peut arriver, même jusque dans nos bucoliques campagnes). Parce «fo pas croar» :

de G à D : engrais vert avec son sarrasin en début de floraison / au centre planches montées à la butteuse / planches montées reprises au vibropanche pour finition avant impantation de la culture

même quand on travaille au tracteur, on en descend très souvent… par exemple pour regarder de près si ce qu’on est en train de faire correspond bien à ce qu’on pensait faire parce qu’on voulait le faire ! Et en fonction de ce que l’on constate, et bien on essaie de s’adapter à la réalité de ce que l’on voit. Les Biaux Jardiniers s’adaptent ainsi aussi au climat, à la saison, à l’heure de la journée, etc… et à leurs contraintes.

Et en été, ils mettent en oeuvre une politique très élaborée de prévention des insolations (à laquelle ils n’auraient sans doute pas songé sans la bienveillance des instances administratives …oui, les mêmes ou à peu près qui «en même temps» imposent le décalage de l’heure d’été…). La journée de travail commence donc tôt, pendant le gros de la saison : «dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne», disait le respecté Totor. Alors les heures fraîches du matin sont prioritairement consacrées à du travail sous tunnel (lesquels tunnels sont d’ailleurs bien évidemment blanchis pour prévenir les insolations… des légumes, les Biaux Jardiniers ne sont pas à ce point égoïstes et auto-centrés qu’il n’y ait qu’eux-mêmes qu’ils protègent…). Et on fait notamment du binage. Binage nécessaire parce que, par choix agronomique Bio de protection des insectes auxiliaires,

les Biaux Jardiniers continuent à cultiver tomate, concombre et autre aubergine de tunnel sur planches permanentes nues pour que les auxiliaires qui en ont besoin pour se nymphoser (Aphidoletes par ex) aient accès à de la terre et donc puissent faire tout leur cycle complet et donc s’installer à demeure dans les tunnels… et çà marche ! (si on maintient cette politique, évidemment). Le paillage noir n’est donc posé que sur les allées (qui sont de toute façon inaccessibles à ces braves auxiliaires). Et très régulièrement, on bine les planches manuellement pour éliminer les adventices, économiser l’eau d’arrosage, activer la vie microbienne, faire descendre les racines pour mieux explorer tout le sol et donc mieux résister, etc…

Bref, il faut adapter les horaires des travailleurs de la ferme à la saison, comme à l’heure administrative imposée par les autorités.

Et aussi, les Biaux Jardiniers investissent en plus dans des chapeaux ! issus de diverses fibres végétales ! ! et même de production pas très lointaine ! ! !. C’est fou ce que finalement les paysans peuvent réfléchir et être capables d’adaptation !  Dingue ! ! On n’aurait jamais cru ! ! ! Hein ?

Mais c’est peut-être parce qu’ils marchent beaucoup ? Parce que parcourir le jardin en arpentant les carrés de légumes, c’est une de leurs activités quotidiennes : çà permet évidemment d’observer ce qui s’y passe ; et de voir «à temps». Et comme marcher dit-on, aide aussi à irriguer les neurones…. alors, si çà fait partie des dégâts colatéraux, forcément !

La bande fleurie en bordure d'un carré de courgette

Les dernières pluies orageuses avaient pas mal tassé le sol et çà «faisait la croûte», dans le céleri mais pas que.

Mieux valait, en ces jours de bise, ne pas tarder à intervenir pour réameublir en surface, sachant surtout que plusieurs semis et plantations concernés sont encore bien petits, donc à un stade encore plus fragile à l’asphyxie comme aux déplacements de mottes potentiellement provoqués par un binage un poil trop tardif. Alors, carotte, betterave rouge, panais (cette année - difficile - exceptionellement pas très bien levés)

chou, poireau… les Biaux Jardiniers ont biné un peu partout,

Ils ont fignolé le réglage de l’outil pour l’adapter à la situation ; par exemple dans le poireau, le mini buttoir a fait du bien joli boulot !

Et ils en ont été vraiment contents, les Biaux Jardiniers. très contents. Finalement, les Biaux Jardiniers, ils se croient malins parce qu’ils s’adaptent à la saison, à son soleil et ses horaires administratifs… mais être à ce point rendus heureux par la réalisation d’un joli travail, c’est plus probablement la simple preuve qu’ils sont plutôt benêts !  :-))

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