Production paysanne de chauffage fermier

Les Biaux Jardiniers vivent et travaillent dans un bâtiment chauffé uniquement par les énergies renouvelables : Ni fossiles, Ni fissiles. Le chapitre «un bâtiment bioclmatique» du livre de présentation de la ferme le décrit plus en détails ICI.

Utiliser le bois produit par le bocage de la ferme permet d’entretenir les haies tout en les valorisant : le coût d’entretien (réel en temps et frais) est compensé par le gain d’énergie ainsi auto-produite….

En plus, transformer ce bois en plaquette plutôt qu’en bûche permet de valoriser toute la récolte de bois quelles qu’en soient la taille et la qualité.  En fin, une fois déchiqueté, le bois alimente la chaudière sans autre manipulation manuelle : pas besoin de présence ni de chargement quotidien. Moins de contraintes avec plus de confort.

Pour transfomer les bois d’entretien en cette plaquette bocagère dont eux et certains de leurs légumes ont besoin, les Biaux Jardiniers, ont toujours refusé la «solution» indiviualiste, et  fait le choix de «l’entreprise extérieure», contrairement à ceux de leurs collègues omnubilés «d’autarcie».  De la même façon qu’ils ont choisi le travail en CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole) pour le retournement de leur fumier (LIEN ICI) afin le composter. En Mayenne par exemple, où le bocage est mieux entretenu et depuis plus longtemps qu’en Bresse ou Charolais, existent des Cuma pour mécaniser la taille respecteueuse des haies et la transformation en plaquette : nos collègues Agnès et Christophe «que nous avons rencontré par internet»  (LIEN) font partie d’une telle CUMA (LIEN)

Cette semaine, David Drivon, qui fait localement du déchiquetage, est venu travailler deux heures dans la cour.

Didier Drivon fait du déchiquetage à façon

Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours :

tout est dirigé depuis la cabine du tracteur (à poste de travail inversé)

Stock de bois d'émonde brut, grappin chargeur, déchiquetage, goulotte pour diriger la plaquette direct dans le fond désileur qui alimente automatiquement la chaudière Hargassner

Le bois stocké est chargé par la grue dans la gueule de la déchiqueteuse…

Manipulation mécanique du bois à déchiqueter

…qui déchiquette…Le «courant d’air» seul propulse le bois transformé en plaquette là où on le souhaite : ici direct dans le fond désileur qui alimente automatiquement la chaudière Hargassner en fonction de ce que les Biaux Jardiniers ont intégré (avec l’aide de JB, notre sympathique, compétent (et amapien !) technicien Hargassner local) la programmation de la régulation. (pub gratuite)

Goulotte positionnée pour remplissage direct du fond désileur.

Moins d’une heure plus tard,  la goulotte est orientée pour remplir le silo stock :

Remplissage du silo stock

Ne restait ensuite au Biau Jardinier qu’à «fignoler» vite fait et bâcher pour protéger de la pluie.

Direct du producteur au consommateur.

À remarquer ci-dessus que lors de la mise en place du fond désileur, les Biaux Jardiniers, qui étaient à l’époque parmi les premiers acheteurs de cette chaudière importée d’Autriche, (prudents ou/et méfiants), ont prévu un système démontable au cas où, l’hélice tombant en panne, il faudrait y accéder…alors qu’elle est couverte par 3 ou 15 M3 de plaquette. Or en maintenant 18 ans de fonctionnement : aucune panne d’hélice ! (re pub gratuite).

Il ne restait à David Drivon qu’à replier la machine, et aller chercher sa jeunesse à la sortie de l’école…

Une fois repliée, la machine est emmenée par le tracteur.

Aussi par la photo ci dessous, confirmation que chauffage au bois déchiqueté rime non seulement avec entretien et plantation du bocage,mais aussi peut rimer avec plantation d’arbre de haut-jet isolé dits bois précieux : en premier plan, Sorbus torminalis planté près de la zone de travail de la déchiqueteuse, et jamais blessé par ce «gros matériel et gros tracteur» depuis 18 ans maintenant.

La plantation d'arbres isolés aussi est compatible avec l'auto-production paysanne de plaquette fermière.

 

 

 

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