Un début de saison "laborieux"

Çà reste toujours pas trop facile au jardin : à peine le sol ressuie pendant les rares journées ensoleillées, qu’il pleut rapidement à nouveau : çà n’est pas encore la catastrophe, mais tout n’est pas implanté à la date qui était prévue sur le plan… (c’est le passage du projet à sa réalisation, de la théorie à la pratique !). Et puis çà manque de soleil !

Humidité et manque de soleil contratrient les légumes...et le Biau Jardinier !

La pousse est donc «pas terrible». L’an dernier à pareille époque, çà allait tellement mieux : en plein champ, le premier broyage des engrais verts était réalisé, alors que cette année…il y a pas mal de retard : les Biaux Jardiniers viennent seulement de passer la herse étrille…

Passage de herse étrille sur engrais vert pluriannuel et sur engrais vert hiverné, pour stimuler la pousse

… pour «nettoyer» ce qui a été détruit par le froid. L’engrais vert, c’est une culture à part entière : au delà de la préparation de sol et de son implantation, il faut aussi en assurer le suivi et l’entretien réguliers. La herse étrille, en plus du «toilettage» de sortie d’hiver, permet aussi de commencer la destruction par arrachage des adventices à developpement précoce qui viendraient rapidement grainer ou concurrencer l’engrais vert si on ne les contrariait pas. De plus, le léger travail de surface fourni par les dents de la herse étrille permet d’aider à stimuler l’activité microbienne. Tout çà ne suffit pas à remplacer la chaleur et le soleil, bien sûr. Mais sans le travail en système planche permanente, çà serait indiscutablement nettement pire ! (çà ne suffit pas à consoler).

Avant, les Biaux Jardiniers avaient enfin pu planter les petit pois, en profitant des quelques jours de soleil et de bise de la semaine dernière. Cette année, premier essai de conduite de l’arrosage de cette culture avec du goutte à goutte : cela permettra d’économiser le ressource en eau, de limiter les maladies, et de faciliter l’arrosage par une programmation.

Installation d'arrosage goutte à goutte par goutteur faible débit

Une fois les gaines déroulées et installées à la main, il a ensuite fallu dérouler le paillage biodégradable, puisque c’est une des cultures que nous menons selon la «méthode corse» (LIEN). Et il a fallu y arriver malgré le vent…

La dérouleuse à incorporation directe permet de travailler seul.

ce qui obligait à «revenir à vide» pour travailler toujours dans le même sens (celui imposé par le vent)

Mieux vaut s'adapter au vent qu'essayer de travailler contre lui...

mais grâce au système de déroulage à incorporation directe, çà se passe gentiment, sans crise de nerf ni aide extérieure. Et au bout du compte, le résultat était correct.

Planches permanentes filmées avec du paillage biodégradable un jour de belle bise...

À noter que pour dérouler le paillage, comme pour herser l’engrais vert, la position du dos en rotation, des cervicales idem…»c’est pas top»!!! Et après ? Et ben ma foi, après, il «suffit» ensuite de repiquer.  Mais est ce que le travail penché et/ou accroupi apporte une meilleure posture ???

Petit pois planté sur planche permanente avec paillage biodégradable.

 

 

 

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