Y'a fait du bien, c'te p'tiot' pleue !

Il a un peu plu dimanche, un peu avant le concert de klaxons. Et çà a fait drôlement du bien au jardin (l’eau du ciel, pas les klaxons), en complément des arrosages.

Culture de salade après occultation (en cours à droite).

Et même si çà n’a pas «fait» beaucoup d’eau, en plein champ, çà pousse plutôt joliment, et les engrais verts (non arrosés) en ont été tout ragaillardis.

Légende.

Au premier plan, jeune engrais vert pluriannuel diversifié semé après drainage du pré-verger.

Au second plan, depuis la droite : maïs sucré, engrais vert hivernant, bande fleurie, occultation pour salade d’automne, planches de salade. Et puis un peu partout, des arbres, des bandes enherbées, des bandes fleuries permanentes, ce que les communicants affairistes appelleraient  «design permaculturel» (in french in ze text) ; nous, ploucs, depuis pas mal de décades, on appelle çà de l’agriculture biologique - et on en produit, mais ce doit être trop simple pour vendre du rêve (à bon prix).

Au jardin, les Biaux Jardiniers suivent le rythme de saison. Ils ont repiqué les plants «auto-construits» qui devaient l’être : salade, chou, fenouil, etc…

Pour semer leurs plants, les Biaux Jardiniers utilisent du petit matériel très basique, sans moteur (donc sans besoin d’énergie et sans émission de bruit de moteur). Basique : tsi-ka, tsi-ka, etc…

Semis de salade en graine bio enrobée avec le semoir à plaque. Basique : tsi-ka, etc…

Semis de chou en graine bio nue avec le semoir en ligne. Basique : tsi-ka, tsi-ka, tsi-ka, tsi-ka,tsi-ka, tsi-ka,tsi-ka, tsi-ka,tsi-ka, tsi-ka, etc…

Semis de fenouil en graine bio enrobée, manuellement, puisqu’elle n’est pas assez ronde et que la plaque adaptée n’est pas encore auto-construite

Les Biaux Jardiniers ont aussi biné. À la bineuse de précision, dite bineuse «duo»

Bineuse de précision avec ses éléments DUO

La bineuse «duo», c’est un gros investissement, et les Biaux Jardiniers l’avaient achetée avec une aide du conseil régional de Bourgogne. Ils le précisent, comme ils s’y étaient engagés par écrit une fois cette aide obtenue. Et quitte à signaler la participation de fonds publics, autant être précis : l’aide de la région Bourgogne (maintenant Bourgogne Franche-Comté) se montait à 30 % de la facture hors taxes. La même année, l’aide de la région Rhône-Alpes (maintenant Auvergne Rhône-Alpes) se montait à 70%.

La bineuse «duo» permet de réaliser mécaniquement, à deux, et confortablement assis, et rapidement, ce qui peut aussi se faire tout seul, à la houe à bras, poussée par le Biau Jardinier (donc en traction animale). Et en bien plus de temps puisque la bineuse permet de travailler en un seul passage toute la planche, c’est à dire non seulement les 3 rangs, mais aussi les 2 allées. Alors que la houe demande dix passages pédestres (donc chacun un peu plus lent) pour le même travail. Merci donc à la région… et au banquier…

Pour le premier binage du semis de chicorée, la duo était équipée des mini-disques et de lames droites.

Le Biau Jardinier avait biné les allées permanentes un peu partout où çà faisait besoin, donc principalement dans les derniers semis d’engrais vert

Binage des allées entre les planches d'engrais vert.

Suffit de comparer avec la photo des mêmes semaine précédente :

pour constater que la pluie, y’a bon !

Coté légume de plein champ aussi çà a bien poussé, avec une partie de l’eau isue du circuit collectif d’arrosage («l’eau des maraîchers» LIEN).

Et quand les légumes d’hiver poussent joliment, et bien, çà rassure le Biau Jardinier, toujours soucieux pour l’avenir du remplissage des paniers de ses abonnés !

L’engrais vert diversifié qui avait été semé dans le pré-verger après le drainage (LIEN) s’est assez bien développé

malgré les irrégularités de levée :

Pour favoriser le démarrage des espèces pluriannuelles, peut-être que la date du premier broyage sera avancée. Au détriment par exemple de la floraison du sarasin, mais au bénéfice de l’efficacité et de la durée de l’engrais vert.

Le temps chaud, un peu venté, et plutôt sec aura contribué à limiter la progression des maladies sous tunnel. Et contrairement à pas mal de collègues du lyonnais, nous avons jusqu’à aujourd’hui échappé aux ravages de la grêle : «on n’est pas les plus malheureux !»

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