La bibliothèque des Biaux Jardiniers

Le but

de «la médiathèque des Biaux Jardiniers» est de fournir, en complément de toutes les infos régulièrement publiées dans les articles du blog et dans le livre «Visitez la ferme», un accès à

  • une «in / formation de base» à qui veut comprendre réellement ce qu’il mange et en quoi un type d’agriculture est non seulement une pratique professionnelle et collective mais aussi un choix de société (et vice-versa) ; ce qui accessoirement lui permet de ne pas se laisser bercer par les marchands de rêve ou  flouer par les margoulins.
  • une «in / formation de base» pour toute personne rêvant de s’installer en maraîchage qui souhaite «durer», et dans des conditions décentes, plus longtemps que les 4 années pendant lesquelles elle devra rembourser les dizaines de milliers d’euros d’aides perçues au titre de Dotation Jeune Agriculteur si elle abandonne.
  • des créations artistiques (fiction, musique, film…) autour de l’agriculture, l’alimentation, etc… pour le plaisir, et «mise en perspective».
  • des éléments de connaissance, des textes de réflexion critique de différents chercheurs, autour de la part de leur spécialité qui touche à l’agriculture, plus ou moins directement.

Les moyens

Des sources fiables, dont plusieurs téléchargeables, souvent validées par des pratiques paysannes. Des titres de livres ou de films, des vidéos, des liens vers des sites, des émissions radio, etc…des brochures (techniques ou pas) divers documents d’analyse, d’actualité, de réflexion, des chiffrages, des reportages, etc…

Les Biaux Jardiniers précisent :

  • Tout n’est pas de la toute première jeunesse, ce qui est logique après quarante années de pratique…) mais la réalité de la terre, de la faune, ne subit que peu les changements des modes !
  • Rien n’est «parole d’évangile» : réflexion et esprit critique restent de mise, et les Biaux Jardiniers sont convaincus que les visiteurs de ce site aiment à faire fonctionner leurs neurones.
  • Tout cela est fourni gratuitement : sur ce site pas de lien pour acheter moyennant un petit pourcentage parallèlement reversé «pour financer le site», pas d’incitation au versement d’obole. Et bien sûr pas de cookie qui saute au nez du lecteur pour lui glisser l’appel au fric.

Évidemment… tout n’est pas terminé… et le chantier reste en cours… «ce-n’est-qu’un-dé-but !» (vieil air poulaire connu) 

… les Biaux Jardiniers complètent peu à peu, en fonction de leurs disponibilités !

Présentation

La bibliothèque des Biaux Jardiniers est divisée en plusieurs chapitres :

  • une introduction détaillant pourquoi les Biaux Jardiniers ont ressenti le besoin d’intervenir dans ce domaine qui n’est pas directement le leur
  • un chapitre «Histoire» : l’évolution de l’agriculture, principalement en France, depuis le dernière guerre mondiale, avec une place pour l’histoire du développement de l’AB
  • un chapitre «Technique» : de livres et brochures sur les techniques de produdction, en lien avec l’agronomie au sens large,
  • un chapitre «Réflexions» : des textes de fond par des chercheurs livrant leurs réflexions critiques, philosophiques, etc…
  • un chapitre «Culs terreux ET cultureux» : romans, chansons, films agricoles. Bref, de la culture de ploucs.
  • un chapitre «Les coulisses du buzz» met à disposition les analyses et chiffrages réels des paysans-maraîchers face aux modes médiatiques type petite surface permacole new age.
  • un chapitre est réservé aux diverses «Actus de la Bio» notamment «réglementaires» (elles touchent donc le «consommateur») et «syndicales» (elles touchent donc le «citoyen»)
  • un autre fournit des «Liens vers nos proches»
  • un dernier donne(ra… !) des nouvelles de l’agriculture chimique sous le titre «Du coté des pas bio : OGM, chimie and Co…»

Mise en jambes…

Le «petit livre vert»

Et non pas le petit livre rouge du grand timonier (…). En guise d’introduction générale, et écrit à destination de tout un chacun par 3 piliers de la Bio en France, «le» petit bouquin très efficace, complet et quasi gratis, démonstration étayée d’une vision de l’agriculture à partir de ce qu’elle produit : l’alimentation (*). Une démarche globale directement issue de la bio des années 70.

(*) «Manger est un acte agricole» Wendell Berry (=> lien 1 + lien 2)

Une bibliothèque ? pourquoi donc ?

Pourquoi, une «bibliothèque paysanne» ? Hein ? D’abord, c’est pas son métier ! Et puis, il a pas les compétences !

Pourquoi donc se mêlerait il de répondre à toutes ces personnes en quête d’information sur leur nourriture (et la façon dont elle est produite), à celles envisageant de «changer de vie» par une installation en agriculture ?

Alors que y’a plein de belles vidéos dispos tout partout ! ? ! ? !

Et ben c’est tout simple :

Le contexte l’impose !

Dans notre contexte contemporain de diffusion large et rapide par internet, les Biaux Jardiniers se désolent  d’entendre régulièrement dans les conversations sur l’agriculture en général et l’agriculture Biologique en particulier, les débats, etc… des points de vue sur l’agriculture biologique à la fois très très tranchés et très peu fondés sur une réelle connaissance du terrain comme des règlementations. Points de vue cependant affirmés avec aplomb… avec référence aux vidéos, souvent aussi belles que courtes (mais il existe aussi, dans le genre, des films plutôt longuets…), vantant - et bien évidemment vendant ! - des méthodes miraculeuses accompagnées de stages, livres, développement personnel, etc…

Pourtant, pendant les dernières décades du XX ème, le sujet paysan - et de la Bio particulièrement - ne touchait qu’une toute toute toute petite minorité…

Rappel

Quand ils se sont installés en Bio contrôlée fin des années 70, seules moins de 2 000 fermes étaient recencées en Bio en France (SOURCE), et les Biaux Jardiniers faisaient partie des largement moins de 200 titulaires de la mention Nature et Progrès… Nous étions, (de même que nos collègues en Bio à cette époque) le plus souvent considérés avec mépris, bien évidemment, par l’agriculture officielle, ses salariés et ses pratiquants. Mais aussi par les milieux associatifs, écologistes ou politiques «progressistes» du haut des certitudes que leur apportait leur capacité d’analyse ou leur culture écologique livresques. Nous étions considérés comme des petits malins - voire des «ennemis de classe» - qui vendaient «aux bourgeois» (= les autres), à un prix inaccessible au salarié (= le militant progressiste parlant) ; nous profitions du manque de concurrence… qui rend la vie moins chère (au militant progressiste parlant…).

Cette répartition des rôles n’étonnera que ceux qui ont oublié que la disparition de la paysannerie française des années 1960 / 1970 a été théorisée et réalisée par les modernisateurs progressistes des mouvements catholiques, par des techniciens illuminés par les visions de confort, de modernisation des archaïsmes, (avec l’aide de l’efficacité de la chimie notamment)  etc….(Il suffit souvent à bien des administrations de se penser au dessus du vulgaire pour simultanément se prétendre l’avant garde qui éclaire le bas peuple… et quand de plus la progression de carrière en dépend…)

Et puis…

C’est sans doute une des conséquences positives de la crise de la vache folle, du démontage du Mac Do de Millau, de l’incarcération des Bové, Riesel, etc… 20 années après la dénonciation de l’utilisation des hormones de croissance dans l’élevage du veau par Bernard Lambert et les collectifs de Paysans-Travailleurs…

Depuis le début des années 2000, nombre de nouvelles crises sanitaires ont fait prendre conscience aux consommateurs, et parmi eux aux progressistes, que les paysans étaient des travailleurs. Des travailleurs éventuellement même organisés, voire notamment syndiqués ! Donc prendre conscience du rôle déterminant des paysans dans la marche de la société (et par ex que la qualité, voire le prix, de l’eau potable pouvait être déterminée par la qualité de l’agriculture). Et que la qualité de l’agriculture -subventionnée - pouvait devenir une revendication de l’ensemble de la société, donc - aussi - des consommateurs.

Pour beaucoup de ces progressistes, ce fût une révélation ! aussi brutale que bien tardive : ce qu’ils mangent n’était pas uniquement un objet de consommation avec un prix  bas !… Le prix bas devenant d’ailleurs un genre de revendication politico-syndicale (donc progressiste elle aussi) permettant une élévation du pouvoir d’achat :  c’était aussi une nourriture, produite par des travailleurs… et dans un milieu.

Prise de conscience que l’action de production de ces travailleurs agissait sur le milieu de vie de tous… urbains compris !

L’agriculture devint sujet de société. Mais…

maisles paysans Bio en général, et les paysans-maraîchers Bio en particulier, ne consacrent (généralement) que TRÈS peu de moyens à la diffusion du résultat de leur expérience, et de ce qu’est leur vie réelle comme ce que sont leurs choix collectifs,

maisleurs structures professionnelles ont elles aussi bien peu de moyens pour faire connaître la réalité ! Ça n’est d’ailleurs pas directement leur mission que de faire de la pédagogie pour non agriculteurs.

Alors les pros des médias s’en chargent à leur place. Et se généralisent chez les consommateurs, maintenant flattés par la publicité sous le nom de «consomm’acteurs», bien des idées fausses, (par exemple faisant croire à un parallèle possible entre jardinage amateur et production maraîchère professionnelle ; ou entre éteindre la lumière en sortant et engagement citoyen ; voire entre soutien financier de fin d’année déductible du revenu imposable (quand on a la chance qu’il soit suffisant pour l’être…) et désobéissance civile ! Et tout cela de façon fondamentalement individuelle.

Ou bien le point de vue moraliste et dépolitisé consistant à penser que si un agriculteur «traite» (avec son «gros tracteur») c’est parce que c’est un méchant qui fait du mal…

Conclusion :

Les marchands de rêve ont voie libre !

Le «combat» de l’info

honnête ( = 1° vérifiée par le temps et / ou l’enquête sur le terrain 2° qui n’a rien à vendre) est donc inégal.

Les Biaux Jardiniers, de leur coté, au delà

  • de la relation suivie avec les abonnés à leurs paniers,
  • de l’organisation au jardin de portes ouvertes (toujours sans vente liée),
  • de journées d’information technique pour professionnels (que les structures du réseau peuvent organiser chez nous) 

tentent de décrire sur ce site et de diffuser (gratuitement) leur réalité paysanne concrète, de partager celles de leurs pratiques Bio «qui fonctionnent» et par là d’offrir non seulement à leurs abonnés de paniers, mais à tout visiteur de ce site, un ensemble d’éléments suffisamment détaillés et expérimentés. (Voir aussi notre livre «visitez la ferme»).

De plus…

  • …par l’évolution de la pyramide des âges et de la pénibilité des métiers, de plus en plus nombreuses sont les personnes ayant suivi des études supérieures et qui terminent leur carrière professionnelle en bonne santé physique comme intellectuelle et financière. Et qui ont donc tous moyens pour militer bénévolement dans le mouvement associatif. D’autre part,
  • … par la décentralisation de l’état national, de nombreuses régions ont fait le choix politique de  financer des postes de salariés dans des structures dites «de la société civile» qui ont choisi de développer leur appareil afin de répondre à la demande politique financée. Et donc par conséquent aussi d’en dépendre.

Il y a donc de plus en plus d›«associations» chargées de développement rural, local, durable (etc…)

  • peu fournies en adhérents (maintenant baptisés «bénévoles»)
  • gérées par des salariés proportionnellement plus nombreux et qui ont très rarement une expérience paysanne
  • dirigées par des administrateurs jeunes retraités sûrs de leurs compétences en matière agricole,  voire de gestion foncière ou de développement local et rural alors qu’ils n’en ont sauf exception, aucune expérience professionnelle de terrain.

Ces structures, convaincues de leur savoir par leur seule existence même, non seulement diffusent bien des affirmations par le simple fait qu’elles leur semblent validées par l’air du temps, le buzz, mais surtout (et le danger est identifié) jouent le même rôle que leur ascendants progressistes des années 1960 / 1970. Et parlent de fait au nom des producteurs eux-mêmes. À leur place, car elles seules en ont le temps.

Faute de «faire de l’humanitaire» pour «aider ceux qui ne sont pas développés», on adopte le même genre de pratique paternaliste. Avec les meilleures intentions du monde ! (dont nous savons que l’enfer est pavé).

Ainsi donc s’est développé un  nouveau secteur para-agricole progressiste visant à moderniser l’agriculture pour la rendre durable et «locale» (1). Souvenons nous que les chambres d’agriculture ont installé le même type de développement dans les années 55/70 ! Qui n’a jamais rencontré de ces «militants» au choix : naturalistes (avec treck - pédestre, évidemment à l’autre bout du monde), de l’écologie (n’ayant que fort rarement risqué le moindre capteur solaire sur le toit de la maison pour la douche), du développement local et de la relocalisation (n’ayant jamais entamé la moindre action productive de nourriture ou autre nécessité), etc… tous avec très peu d’analyse concrète globale des divers éléments des situations qu’ils «jugent» avant d’y intervenir doctement.

Un des problèmes supplémentaires étant que les quelques décideurs de ces structures sont fréquemment de ceux qui ont eu, du temps de leur jeunesse, l’envie de s’installer…et n’ont jamais pris le risque de franchir le pas !

Les groupes d’appui à tel secteur ont souvent réussi à se substituer aux secteur concerné. ET souvent les mêmes retraités plongés dans ce «bénévolat» se plaignent que «les jeunes ne se bougent pas», «les gens concernés ne viennent pas»… Mais comment le feraient ils dans ce contexte ?

D’autres ont même eu l’idée, en tentant de se positionner comme passage obligé entre les «consomm’acteurs» et les paysans, de s’instituer comme gardiens du temple de l’éthique agricole solidaire et équitable… tentative qui a heureusement fait long feu : les mangeurs, et peut être surtout les paysans, ont eu l’expérience de ces intermédiaires qui, en concentrant entre leurs mains l’offre «éparpillée» et la demande «éparpillée», se sont fait trop de gras sur leur dos (nos dos).

Nombreux sont les jeunes maraîchers (réellement installés sur des fermes viables ET vivables)  qui se sentent méprisés par tous ces discours militants, films sur transition lente, permaculture, micro-ferme, agriculture urbaine (sic) et autres gadgets incitant au rêve individualiste et dépolitisé, les prêches vaguement moralisateurs des «philosphes de vie» faisant riche carrière sur «l’humilité». JCes jeunes maraîchers efficaces se sentent méprisés par cette démarche qui nie les compétences que eux, paysans, développent (et en groupe…).

Nous sommes dans une mode rempli de savoirs, et vide de compréhension.

____

(1) «agriculture locale» quelle expression bizarre… et bizarre que ce qui est au fond un pléonasme ait un tel succès médiatico-commercial… alors que toute agriculture travaille son territoire local, comme tout agriculteur travaille sur son lieu, alors que ce peut être la consommation d’un territoire (et de ses habitants) qui se trouve (le plus souvent) ne pas être du tout «locale»… Là aussi, les pros de la comm› auront réussi, par le langage à mettre le monde à l’envers ! au moins dans les esprits !! La sémantique n’est toujours pas neutre.

Agronomie, technique...

Global.

Écologie, agronomie.

Duvigneaud 1980.

La synthèse écologique

Doin éditeurs Paris 1980

Altiéri 1986.

L’agroécologie : bases scientifiques

Altiéri Éd le courrier du livre1986

Rusch 1973.

La fécondité du sol

«quand t’as lu çà, tu comprends que c’est pas possible de ne pas choisir entre chimie et bio, que tu ne peux pas faire un peu des deux» avait dit le pote Yvon après avoir lu ce cadeau 2/3 ans avant de s’installer

Rusch La fécondité du sol Éd le courrier du livre 1973

Botanique, historique de légumes.

Le latin de mon jardin.

Quand les noms prennent un sens, c'est tout le jardin qui prend vie !

La Quintinie 1690.

1690 réédition Actes Sud 1999

Pailleux et Bois 1892.

1892 réédition Jeanne Laffitte 1993

1892 réédition Jeanne Laffitte 1993

Vilmorin 1883.

Local.

Dans la parcelle.

les Soltner 1979/2001.

Soltner 1979 Les bases de la production végétale 1 le sol

Soltner 1981 Les bases de la production végétale 2 le climat

Soltner 1998 techniques culturales simplifiées 1

Soltner 2000 techniques culturales simplifiées 2
   
   

Hérody et Massenot.

Yves Hérody.

Yves Hérody 39250 Charency

Yves Hérody 39250 Charency
Dominque Massenot.

Les 3 fiches fumure de Dominique Massenot sont ICI.

Denis La France.

«Denis La France est au maraîchage biologique du Québec ce que la racine est au légume» (dixit le ministre de l’agriculture du lieu).

Denis La France DG Diffusion 31750 Escalquens

Les instituts techniques.

Cliquer sur leur logo pour accéder aux sites ou documents des structures techniques

Itab (Bio).

cliquer pour accéder au site.

Le guide ITAB des produits utilisables en BIO (et ses tableurs associés) validé par l’INAO et les administrations concernées.

Fibl (Bio).

Grab (Bio).

cliquer pour accéder au site

Ctifl.

cliquer pour accéder au site.

Inra.

Atelier Paysan.

cliquer pour accéder au site.

Autour : arbres et haies.

Soltner.

Soltner 1985 L'arbre et la haie

Soltner 2001 Bandes enherbées et autres dispositifs bocagers

Docs d’instituts techniques.

Ctifl.

CTIFL 2000
Cemagref.

ENGREF 1984
Idf.

IDF

L’ami Jérôme Goust.

Éditions du Terran 2017

Grosses et petites bêtes.

Reconnaître.

Chinery.

Arthaud

Rentre dans le petit sac qu’on emmène au jardin !

ACTA

Rentre dans le sac qu’on emmène au jardin !

Connaitre/reconnaitre.

Koppert

Nouvelle édition (2008) encore moins maniable, éditée par Koppert, fournisseur d’auxiliaires. Grosse banque de photos et d’infos sur la biologie des ravageurs et auxiliaires. Évidemment, il reste au bureau…

Oiseaux et mammifères.

CTIFL 2000

«Apprivoiser».

Abeilles.

«Plantes attractives pour les abeilles», la brochure de FranceAgrimer.

cliquer pour télécharger le document

Petits aménagements.

Bandes fleuries.

Les Biaux Jardiniers.

Cliquer sur l’image pour lire la belle histoire des bandes fleuries au Biau jardin de Grannod  :-))

cliquer pour accéder au "chapitre dédié" :-)

Historique, social, etc...

Cette partie de la médiathèque des Biaux Jardiniers est divisée en cinq sections pour plus de facilité.

  • La première donne quelques livres ou revues d’historiens sur le monde rural, son histoire, ainsi que des études universitaires disponibles.
  • La deuxième propose des livres, vidéos, films… pour non spécialistes, informant sur l’histoire de l’agriculture en France, principalement à partir de 1945, tant du strict point de vue historique, que sociologique ou anthropologique, mais aussi sur les rapports entre génétique, pesticides chimiques de synthèse, agriculture et société. Sans oublier un retour sur les hommes qui ont mené les luttes paysannes de ces dernières décennies.
  • La troisème tente un historique de l’Agriculture Biologique, et particulièrement de son organisation professionnelle.
  • La quatrième fournit un ensemble de documents d’actualité concernant la prochaine PAC (Politique Agricole Commune), particulièrement dans le cadre de sa renégociation à 28 pour la période 2021 / 2028.
  • La cinquième section, contemporaine, signale des auteurs qui ont tenté de répondre à une question du genre «et maintenant, on fait quoi ??» et proposent pour réflechir l’avenir quelques leçons de l’histoire et quelques perspectives, notamment dans un vaste monde à nourrir.

Histoire rurale générale.

Duby.

Histoire de la France Rurale sous la direction de Georges Duby, publiée en 4 volumes au milieu des années 1970. Se trouve régulièrement en bouquinerie.

Par exemple chez Christophe Goumaz librairie «la (bonne) pioche» à Cuisery, où l’on peut passer lors d’une visite au Biau Jardin de Grannod.

Ruralia.

«Ruralia est la revue de l’Association des ruralistes français et du Laboratoire d’études rurales (Université de Lyon). Pluridisciplinaire, elle a pour but de favoriser la recherche et les échanges scientifiques tant nationaux qu’internationaux dans le domaine des sociétés rurales contemporaines (19e-21e siècles). Elle se propose en outre d’encourager le développement de ses activités par une décentralisation active en multipliant les contacts entre spécialistes des recherches sociales et les rapports avec ceux des domaines voisins, les praticiens, les services et organismes intéressés.

La revue a arrêté sa publication avec le numéro 21 de 2007.

Tous les numéros sont en libre accès sur le site Open Édition. Cliquer sur l’image Ruralia ci dessous pour y accéder :

Études rurales.

De la Chine à l’Amérique en passant par la Palestine, l’Afrique ou les pays européens, Études rurales explore les nombreux aspects de la « ruralité » à travers les territoires, les activités, les genres de vie, les organisations politiques, les représentations, les croyances, les héritages et les perspectives. Grâce à la contribution d’auteurs venus d’horizons divers, la revue parle du monde en s’appuyant, pour toutes les disciplines (humaines, sociales et naturalistes), tant sur l’enquête scientifique que sur la réflexion, historique, philosophique ou anthropologique.

  • Les numéros récents sont disponibles sur le portail Cairn par abonnement.
  • Les numéros 1 à 152 (1961-1999) sont disponibles sur Persée.
  • Les numéros en texte intégral gratuits (2000-2016) cliquer sur l’image ci dessous :

En France après 1945

Les personnes qui :

  • soit ne sont pas agriculteurs ou enfants d’agriculteurs (il y en a…)
  • soit n’ont pas suivi de trop près l’évolution du métier d’agriculteur depuis la guerre de 1939-45  (il y en a…)
  • soit n’ont fait connaissance avec l’agriculture qu’il y a peu d’années et peut-être principalement par le visionnage de vidéos sur internet ou de films documentaires en salle (il y en a…)

peuvent bénéficier d’une «formation accélérée» grâce à un documentaire ET une vidéo que les Biaux Jardiniers se font un plaisir de signaler ici :

«Tout comprendre vit’fait».

un DVD docu de 3 * 52 minutes et une vidéo de 17 minutes.

«Le» DVD.

"Les paysans 60 ans de révolutions" DVD de Karine Bonjour et Gilles Perez.

Consacrer 3 fois une heure à regarder l’incontournable DVD de Karine Bonjour et Gilles Perez «Les paysans 60 ans de révolutions», avec le commentaire de Emmanuel Laurentin. Une histoire de l’agriculture française - par celle de ses travailleurs - de 1945 à nos jours . Un DVD de 3 film de 52 minutes. Le site du producteur est ICI

Les Biaux Jardiniers ont l’impression qu’il n’est pas possible de faire plus complet en faisant aussi court, pas possible de faire plus précis tout en faisant aussi fluide et clair,  pas possible de faire plus tolérant en faisant aussi critique, pas possible de faire aussi humain en faisant aussi technique. Bref un film transmettant information et réflexion, construit à partir de vécus de terrains (témoignages de paysans et de syndicalistes, films institutionnels anciens).

À ne surtout pas manquer si on souhaite comprendre (à partir de notre histoire et de l’analyse concrète) l’état actuel de l’agriculture française

épisode 1 «la révolution» extrait  Jean Huillet

épisode 2 «la frustration» extrait

épisode 3 «la mutation» extrait

«La» vidéo FNAB.

Rencontres «Osons la Bio» 2011 : Rapide (1/4 d’heure) vidéo exposant le point de vue des paysans du réseau FNAB sur les politiques agricoles menées par les divers ministres depuis 20 ans et explication de la mission de service public des agriculteurs biologiques.  Rappel du président FNAB «es qualité» :  sur les 20 dernières années, seuls les ministres Le Pensec et Barnier avaient osé mettre en place un début de politique de soutien à la Bio.

Le président de la FNAB s’adressant aux représentants des candidats à la présidentielle de 2012 : «vous êtes pas au niveau !»… «L’agriculture biologique n’est pas une priorité pour le ministre de l’agriculture, même si il adore manger bio, et j’en suis très fier».

Réactualisation 2018 : on peut constater que Le Foll s’est parfaitement abstenu de toute réorientation vers la Bio tout en raffolant d’éléments de langage du genre agroécologie, et que la politique de Travert a entamé la casse de la bio existante, notamment par la suppression dès son entyrée en fonctions, de l’aide au maintien de l’AB.

Social, anthropologie.

Alphandéry Bitoun Dupont.

Deux études compètes par la même équipe, à presque 30 années d’intervalle ; une forme de bilan (?) donc

Alphandéry Bitoun Dupont Éd La Découverte 1989

Bitoun Dupont 2016  Éd L'échappée 2016

 

   

 

Pourquoi faut il pleurer les paysans ? Yves Dupont.

2005

Pourquoi la modernité détruit elle les paysans ?

Jarrige.

vidéo de la conférence de François Jarrige «les ravages de la modernisation» lors des journées 2016 de l’Atelier Paysan :

Mollard.

Presses Universitaires de Grenoble 1978

Presses Universitaires de Grenoble 1978

Lefebvre.

Lefebvre Réédition 2001

Charbonneau.

Des textes qui ne datent pas du jour (1969…), mais une analyse dont on ne peut pas dire qu’elle ait vieilli.

Charbonneau 1969 réédition Encyclopédie des Nuisances 2002

Agriculture et énergie.

Mercier.

L’énergie fossile utilisée au transport international des denrées agricoles n’est au fond qu’une «petite» partie de toute l’énergie nécessaire à la production de l’agriculture conventionnelle : une démonstration que les militants «progressistes» omnubilés par «le local» auraient pu étudier avant d’être si bavards, mais elle n’est accesible à tous que depuis 40 années.

Jean-Roger Mercier Editions Debard 1978

Jean-Roger Mercier Editions Debard 1978

Mécanisation et savoirs.

 

Génétique et société.

Bonneuil et Thomas.

Sans doute pas toujours le plus facile d’accès, mais certainement le livre qui fait le «tour du sujet».

Bonneuil et Thomas Édition Quae 2009

Bonneuil Thomas Édition Quae 2009

Chimie et agriculture.

Rachel Carson.

a écrit la première dénonciation fondée de l’empoisonnement par les pesticides de synthèse, récemment réédité. La chercher en occasion pour bénéficier d’une édition AVEC la préface de Roger Heim.

Rachel Carlson 1962 Chercher une réédition AVEC la préface de Roger Heim

Nicolino.

Nicolino 2016 Éditions Actes Sud

VIdéo.

Audition du Pr R Barouki, directeur de recherche à l’INSERM

à l’assemblée nationale le 17 décembre 2017

LIEN

Des hommes et des luttes.

Les années 68.

LIEN POUR ACCÉDER AU TEXTE

Jean Pitrau.

Agriculture de montagne basque et ASAM

Agriculture de montagne basque et ASAM

Bernard Lambert.

Les paysans dans la lutte des classes.

Les paysans dans la lutte des classes 1970 Seuil

Séminaire EHESS 1981.

Cliquer pour lire la transcription.

Bio Yves Chavagne.

Biographie éditée en 1988

Larzac.

Terral : une thèse, donc complète. Éditions Privat 2011

Alexander Alland Édition L'harmattan 2000

Aventure constemporaine.

Avec nos sabots.

Cliquer pour agrandir.

Cliquer pour agrandir.
Michel Massuard.

Un choix parmi les magnifiques petites chroniques, nuitamment écrites par Michel, qui accompagnaient les paniers de légumes qu’avec sa compagne Monique, ils distribuaient à leurs mangeurs québécois. LIEN

Michel Massuard, maraîcher québécois avec Monique Laroche : le Vallon des Sources
Faucheurs Volontaires.

La "BD" des Faucheurs Volontaires

Histoire de l'AB

Cet article est issu du site de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique FNAB.

Si l’histoire officielle de l’agriculture biologique commence en France en 1980 avec la reconnaissance dans la loi d’orientation agricole d’une agriculture «n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse», l’agriculture biologique a fait son apparition en France au début des années 1950, avec le refus de l’intensification agricole et de l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques. Depuis, cette date, son histoire – ainsi que celle des acteurs qui la composent – a été particulièrement riche.

Naissance de l’AB

Plusieurs courants d’idées ont contribué à la naissance de l’agriculture biologique, système global de production agricole (végétaux et animaux) qui privilégie les pratiques de prévention et de gestion dans le respect des équilibres naturels plutôt que le recours à des interventions et facteurs de production d’origine extérieure issus de la chimie de synthèse. Citons entre autres les travaux sur l’agriculture biodynamique de Steiner (Allemagne), ceux d’Howard sur l’agriculture organique (Grande Bretagne) et ceux de Rusch sur l’agriculture biologique (Suisse).

Après s’être développée en Autriche, en Allemagne ou encore en Suisse et en Angleterre dès les années 1920, l’agriculture biologique fait son apparition en France au début des années 1950.

Très vite, apparaissent deux approches :

  • une approche technique et/ou économique et
  • une approche plus large liant l’agriculture biologique à un projet de société plus global.

Les deux courants étaient fortement liés au refus de l’intensification agricole amorcée dans les années 1950 (et donc à l’utilisation excessive de pesticides de synthèse et d’engrais chimiques).

Deux raisons principales à ce refus :

  • le lien entre agriculture, alimentation et santé ainsi que
  • les impacts catastrophiques de l’agriculture intensive sur les producteurs, qui devenaient alors totalement dépendants de l’industrie (pour l’achat d’intrant, l’écoulement de leur production,…).

Au début des années 1960, des alertes sont données quant aux conséquences sur la santé et l’environnement de l’agriculture intensive et des pesticides. Le livre de Rachel Carson Printemps silencieux en 1962 a un retentissement considérable.

Premières étapes

La mise en pratique de l’agriculture biologique au début des années 1960 fait de la France un pays pionnier en la matière : le Groupement d’Agriculture Biologique de l’Ouest (GABO) est créé en 1958, il devient l’AFAB (Association Française d’Agriculture Biologique) en 1961. Deux tendances s’y dessinent :

  • un courant lié à des firmes commerciales qui approvisionnent les producteurs en intrants (la société Lemaire-Boucher) et, en réaction,
  • un courant indépendant de toute attache commerciale, l’association Nature et Progrès créée en 1964, se veut ouverte à toutes les méthodes d’agriculture biologique. C’est le début d’un socle politique et scientifique commun.

A partir de 1968, avec le rejet par les mouvements contestataires de la société de consommation et de l’économie productiviste, naît une prise de conscience en faveur du respect de l’environnement et le souhait d’une nouvelle qualité de vie. Des projets alternatifs naissent avec une sensibilisation croissante à l’écologie. Dans les années 1970 avec un contexte de prise de conscience des limites des ressources de la planète et de crises pétrolières, alors que l’agriculture productiviste est vivement critiquée pour sa forte consommation d’énergie fossile et de plus en plus pour son caractère polluant, l’agriculture biologique commence à apparaître comme une alternative intéressante.

Amorces

de structuration et recherche de garanties

Au début des années 1970 les notions de cahier des charges, de garantie et de contrôle se développent afin d’assurer une qualité définie pour le consommateur.

Lors du 1er congrès de l’agriculture biologique à Bordeaux en 1969, ses membres soutiendront le premier projet de cahier des charges en posant les bases écrites des règles de conduite d’une agriculture dite « biologique ». En 1972, le 1er cahier des charges Bio français est présenté par Nature et Progrès. Nature et Progrès impulse la création de la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique (IFOAM) en 1972 avec la déclaration de Versailles. Son objectif est de coordonner les organisations actives dans le secteur Bio. Elle se dotera d’un cahier des charges «cadre» qui sert de référence au niveau mondial en tant que normes minimales que doivent respecter toutes les organisations adhérentes.

Pendant cette période, le mouvement bio français se scinde en plus d’une dizaine d’organisations ayant leur propre cahier des charges, favorisant une image «marginale» du secteur.

Les bio se rassemblent…

En France, les acteurs de l’agriculture biologique  cherchent à se rassembler, en premier lieu au sein de syndicats professionnels.

La FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France) est créée en 1978 par des agriculteurs biologiques, pour porter une voix spécifique à la profession. Il s’agit de réunir les producteurs biologiques dans chaque département, au travers des GAB et GRAB, et de fédérer l’ensemble de la production indépendamment des appartenances à telle ou telle marque (à l’époque 16 marques privées structurent la Bio). A sa création, elle a pour objet «l’étude et la défense des intérêts économiques, matériels, juridiques et moraux de la profession d’agrobiologiste dont elle assure la représentation nationale et internationale».

A cette époque, l’agriculture biologique n’a pas encore réellement acquis de reconnaissance institutionnelle, mais cela ne tarde pas.

La légitimation de la Bio

Des marques privées aux cahiers des charges français : la légitimation de la bio

Le nombre de marques privées diminue à partir de la validation par l’État français de cahiers des charges publics par production dans les années 1990 (les Cahiers des Charges Français ou CCF). Cette démarche publique permet un premier essor de l’agriculture Bio nationale. A noter que le logo national français de l’agriculture biologique (logo AB) est directement associé depuis 1985 aux cahiers des charges nationaux.

Cet encadrement réglementaire par la voie de cahiers des charges publics est original en Europe. En effet, la plupart des autres pays européens maintiennent des cahiers des charges privés, qui se regroupent parfois sous un chapeau organisationnel commun. Notons que, de façon privée ou publique, la plupart des pays de l’Union Européenne se sont dotés de règles de production supplémentaires, précisant ou renforçant le degré d’exigence pour leurs propres productions biologiques nationales (Autriche, Belgique, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni…).

Consolidation du réseau

Les années 80 et la consolidation du réseau FNAB

.… en 1985, 35 groupements d’agriculteurs biologiques sont constitués le plus souvent à une échelle départementale et adhèrent à la FNAB. Les années 1990 verront sa reconnaissance institutionnelle : en 1991, sous la présidence de Jean-Pierre Bouchet, la FNAB est reconnue par le Ministère de l’agriculture comme une organisation professionnelle à vocation syndicale, au même titre que les autres syndicats de l’agriculture conventionnelle.

Règlements européens

Les permiers règlements européens de la bio : une base commune

En 1991, le premier règlement européen sur les productions végétales biologiques est publié. Il s’impose alors sur l’ensemble du territoire européen et remplace ainsi les dispositions publiques nationales en la matière. Les 12 cahiers des charges français concernant l’élevage resteront en vigueur jusqu’à l’application, en 2000, du Règlement Européen des Productions Animales Biologiques, qui vient compléter le règlement de 1991 sur les productions végétales.

Tous les cahiers des charges ont donc disparu au 24 août 2000, date d’application du règlement n° 1804/99 sur l’élevage biologique. Ce texte reste en deçà des dispositions nationales publiques ou privées des différents pays européens. Texte socle, il ne reprend que des éléments communs aux pratiques d’élevage biologique de l’époque. En effet, l’agriculture biologique, mouvement de terrain avant tout (les pratiques Bio étant historiquement définies localement par des producteurs, des consommateurs et des transformateurs), connaît des variations assez fortes selon les pays et les conditions pédoclimatiques, du Danemark à la Grèce, notamment en élevage (accès à l’extérieur des animaux plus ou moins étendu, importance différente accordée au bien-être animal, visions divergentes de l’emploi des produits vétérinaires allopathiques…).

Si les opérateurs Bio d’Allemagne ou du Royaume-Uni voient dans ce projet de règlement une opportunité d’améliorer les échanges commerciaux tout en conservant leurs spécificités (protégées par leurs marques privées : Soil Association, Bioland…), les acteurs de la filière bio française protestent contre le nivellement par le bas qui leur serait imposé. Pour respecter la diversité des pratiques sur le territoire communautaire, un droit de subsidiarité nationale sur ce règlement (c’est-à-dire la possibilité d’ajouter des compléments ou des mesures plus strictes sur la base du texte européen) est inscrit dans le texte final. L’État français, après débat avec l’ensemble de la profession, choisit cette orientation : il s’agira du cahier des charges français dit CC REPAB F.

Les «compléments» français reprennent à l’origine une grande partie des dispositions précédemment inscrites dans les différents cahiers des charges français, en maintenant des exigences Bio d’un niveau au moins équivalent à celui des autres Signes de Qualité français. Le respect du CC REPAB F, texte officiel et obligatoire en France, est alors directement lié au droit d’usage du logo AB pour les produits animaux. La France se dote également d’outils spécifiques pour l’explication de la réglementation, à destination des organismes certificateurs et de tous les opérateurs bio : les «guides de lecture» pour les productions végétales d’une part, et pour les productions animales d’autre part.

Un développement rapide de l’élevage Bio en France suivra la publication du CC REPABF. Il se manifeste notamment par le doublement des effectifs bovins et ovins bio entre 1999 et 2001 et par un accroissement de + 18% du nombre de fermes engagées en élevage bovins allaitants, etc. Ce développement accru se trouve également favorisé d’une part, par la mise en place concomitante des CTE Contrats Territoriaux d’Exploitation, outils du développement agricole dont environ 35% des exploitations engagées en conversion bio en 2001 ont bénéficié, et d’autre part par l’augmentation de la demande des consommateurs (notamment suite à certaines crises alimentaires) d’autre part.

La FNAB

et le développement de la Bio

À partir de 1995, la FNAB redéfinit dans un sens positif son rôle et ses actions avec une nouvelle stratégie consistant à miser sur l’ouverture. Après consultation dans les régions, le Conseil d’Administration se donne pour but de faire sortir la Bio de sa marginalité, de la développer et de faire en sorte que les producteurs maîtrisent ce développement.  La consolidation du réseau des GAB/GRAB et l’arrivée de nouveaux paysans permettent une reconnaissance accrue.

En 1998, le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche lance le premier plan pluriannuel de développement de l’agriculture biologique (PPDAB). En ayant été force de propositions, la FNAB est reconnue comme l’interlocuteur des pouvoirs publics pour l’élaboration du premier Plan Pluriannuel de Développement de l’Agriculture Biologique.

Première révision

et nouveau dispositif réglementaire européen : la fin de la spécificité française ?

En 2004, dans son plan de développement de l’agriculture biologique, la Commission Européenne pointe du doigt les règles nationales (publiques ou privées), coupables selon elle d’entraver les échanges entre États membres et donc le développement de l’agriculture biologique. Ce plan prévoit ainsi une révision du règlement européen de l’agriculture biologique s’inscrivant dans un triple objectif énoncé de simplification, d’harmonisation réglementaire et d’arrêt des distorsions de concurrence.

Ce processus a trouvé sa conclusion avec la mise en application au 1er janvier 2009 d’un nouveau dispositif réglementaire, présentant une architecture générale revue : un texte «cadre» définissant les grandes lignes des règles de l’agriculture biologique, et plusieurs règlements d’application fixant les éléments techniques, le tout constituant un dispositif d’un abord peu aisé et complexe. Aucune possibilité de subsidiarité n’étant ouverte conformément à la volonté annoncée de la Commission, l’essentiel du contenu du CC REPAB F a disparu à la même date, excepté les parties non couvertes par le nouveau règlement européen (cahiers des charges de quelques productions comme les lapins ou les escargots, certaines définitions et le cadre de certaines dérogations). En revanche, un guide de lecture national a été conservé, mais épuré de tout ce qui aurait pu être interprété comme une sur-réglementation nationale.

Les éleveurs bio français ont considéré ce changement comme un brusque amoindrissement des exigences réglementaires, car, si le nouveau dispositif reprend à peu de choses près les règles techniques du précédent règlement européen (REPAB), il n’intègre plus les ajouts nationaux (CC REPAB F).

Au niveau européen, les pratiques des éleveurs bio restent variées, notamment en raison de l’existence de règles privées.

Nouvelle révision

Suite à une vaste consultation des citoyens européens, la Commission Européenne a proposé un nouveau texte en mars 2014. En effet, constatant une dynamique de développement du marché supérieure à celle de la production Bio, le commissaire européen Dacian Ciolos a lancé cette nouvelle révision qui devait être l’occasion de renforcer les principes de l’agriculture biologique, réduire les dérogations et rassurer le consommateur. Début 2017, le texte est en cours d’examen par le Conseil des ministres et le Parlement Européen.

PAC et aides publiques

«Les agriculteurs vivent de subvention» entend on souvent… Pas faux ! D’ailleurs l’état subventionne de nombreux secteurs et professions : agriculture, enseignement, recherche, santé, police, justice, armée, etc… Mais le plus important serait, pensons nous, de mieux comprendre dans quels buts ces financements sont décidés, comment ils sont répartis (entre les divers secteurs économiques comme à l’intérieur de chacun d’eux),  et comment tout cela pourrait - éventuellement - évoluer. Avec quelles décisions et dans quel sens.

Les Biaux Jardiniers proposent donc aux visiteurs de ce site quelques vidéos à regarder, paroles à écouter ou textes à lire sur le sujet de la PAC (Politique Agricole Commune) pour une meilleure connaissance de la situation de l’agriculture, de ses modes de financement. Et des enjeux.

La PAC C KOA ?

Résumé.

«Mise en œuvre à partir de 1962, la PAC avait pour première ambition d’augmenter la productivité et les revenus du secteur agricole européen, en s’appuyant sur trois grands principes :

  • un marché unique,
  • une protection aux frontières,
  • et une solidarité financière entre États membres

par la constitution d’un budget commun. Et de fait, la PAC a permis à l’Europe d’accroître sa production agricole, d’assurer son autosuffisance alimentaire relative et de faire évoluer positivement sa balance commerciale agroalimentaire.

Avec 55 milliards d’euros annuels, la PAC représente aujourd’hui 43 % du budget total de l’Union européenne. La France en bénéficie à hauteur de 16 %, ce qui équivaut à sa contribution au budget total de l’Union européenne. Les aides agricoles soutiennent la rentabilité des exploitations et jouent un rôle important d’amortisseur économique. Elles représentent en moyenne 100 % du revenu courant avant impôt des agriculteurs français.

Pourtant, telle que mise en œuvre aujourd’hui, elle fait l’objet de critiques. Les agriculteurs peinent à vivre décemment de leur travail malgré les aides – un quart d’entre eux vivait sous le seuil de pauvreté en 2017, selon l’Insee. Quant aux citoyens, ils reprochent à la PAC de ne pas soutenir en premier lieu  les modes de production les plus bénéfiques à l’environnement et à la santé. Or l’agriculture représente 20 % des émissions de gaz à effet de serre en France dont 71 % des émissions de méthane.

Sujet éminemment complexe, la politique agricole commune (PAC) ne saurait pour autant se résumer à une question technique ou budgétaire. Au regard des enjeux d’alimentation, de santé et de bien-être animal, c’est également une question de société.» (source rapport France Stratégie)

Chiffres-clés.

Cliquer pour agrandir !

Pour un débat populaire.

7 minutes audio.

Anne-Laure Chouin sur France Culture le 19 novembre 2019 :

Cour des Comptes 2018.

La Cour des Comptes avait fait en 2018 un rapport sur la gestion des aides directes à l’agriculture, chapitré ainsi :

  • Un manque d’évaluation des effets des aides par le ministère de l’agriculture.
  • Une répartition très inégale des aides, fondée sur des situations historiques révolues.
  • Des effets au mieux incertains sur l’économie, sur le revenu, sur l’économie des exploitations et sur l’environnement.
  • La négociation de la PAC 2021 -2027 est l’occasion d’améliorer la pertinence et l’efficacité des mesures de Feaga» (Fond Européen Agricole de GArantie).

Résumé du rapport.

Lire  => ICI

Rapport 6 pages.

Lire => ICI

«France Stratégie».

C’est quoi ?

«France Stratégie est une institution autonome placée auprès du Premier ministre. France Stratégie contribue à l’action publique par ses analyses et ses propositions. Elle anime le débat public et éclaire les choix collectifs sur les enjeux sociaux, économiques et environnementaux. Elle produit également des évaluations de politiques publiques à la demande du gouvernement. Les résultats de ses travaux s’adressent aux pouvoirs publics, à la société civile et aux citoyens.» (source France Stratégie)

(Visiter le site de France Stratégie => LIEN

Rapport octobre 2019.

France Stratégie a publié le 23 octobre 2019 un rapport sous le titre «Faire de la Politique Agricole Commune un levier de la transition agroécologique». Extraits du résumé de présentation :

«Une perspective se dessine pour engager une véritable politique de transition agroécologique : faire évoluer la politique agricole commune en renforçant son ambition environnementale, à budget inchangé, et la compléter par un système additionnel de bonus autofinancés au niveau national.

Sujet éminemment complexe, la politique agricole commune (PAC) ne saurait pour autant se résumer à une question technique ou budgétaire. Au regard des enjeux d’alimentation, de santé et de bien-être animal, c’est également une question de société. Avec une ambition environnementale renforcée à l’échelle européenne et nationale, la politique agricole porte en elle la possibilité d’une transition vers des systèmes agricoles moins préjudiciables à l’environnement et plus résilients. Une agroécologie capable de répondre aux attentes sociétales et de garantir un revenu décent aux agriculteurs. À l’heure où la Commission européenne rouvre les débats sur la future PAC, le rapport de France Stratégie examine comment en faire un véritable levier de la transition agroécologique. …/…

  • La PAC : un bilan en demi-teinte
  • Quels outils pour « une PAC agroécologique » ?
  • Cadrage budgétaire : un scénario-cible de long terme

…/… Au final, cet exercice prospectif montre qu’il est possible de renforcer l’ambition environnementale de la PAC, quitte à la compléter par un système additionnel de bonus autofinancés au niveau national, s’il n’était pas possible de dégager un consensus européen.»

3 minutes audio.

Anne-Laure Choin sur France  Culture lors de la sortie du rapport de France Stratégie. Des aides en proportion des travailleurs et non plus de la surface. Des aides pour services environnementaux rendus.

Vidéo de présentation FS.

Présentation illustrée

Cliquer sur l’image pour lire le résumé de présentation illustré :

Rapport complet.

Cliquer sur l’image pour lire le rapport complet :

«Pour Une Autre PAC».

C’est quoi ?

«Pour une autre PAC est une plateforme française inter-organisations constituant un espace commun de réflexion et d’action, en vue de la refonte de la politique agricole commune (PAC).

Pour une autre PAC défend une révision complète de l’actuelle politique agricole commune en faveur d’une nouvelle politique agricole et alimentaire commune (PAAC) mise au service de tou·te·s les citoyen·ne·s, en conciliant des objectifs de :

  • Valorisation du métier de paysan·ne
  • Durabilité de l’agriculture
  • Souveraineté alimentaire
  • Respect du bien-être animal
  • Dynamisme du tissu rural
  • Cohérence avec le développement des paysan·ne·s du Sud
  • Lutte contre les changements climatiques»

(Visiter le site de Pour Une Autre PAC => LIEN)

Osons une vraie réforme.

Cliquer sur l’image pour lire les propositions :

Atlas européen de la PAC.

Un document précieux, un véritable atlas : les chiffres de l’agriculture européenne et de la PAC sont présentés avec plein de dessins, de cartes, graphiques, camenberts et autres colonnes, sur cartes ou sur échelles, etc… sous une forme très claire. Un panorama qui fait toucher du doigt la diversité (voire les divergences… ) des situations dans les pays comme entre les pays.

Cliquer sur l’image pour ouvrir l’atlas :

Services enironnementaux, bien-être animal.

À l’occasion d’un colloque organisé au Sénat en 2018 avec le sénateur Joël Labbé, Pour Une Autre Pac a précisé dans une note détaillée ses «propositions pour la mise en place de paiements pour services environnementaux et de bien être animal dans la PAAC post 2020».

Cliquer sur l’image pour lire :

Et maintenant, on fait quoi ??

Agir, désobéir.

Woman at war.

Film (2018) de Benedikt Erlingsson. Autour de l’humanité du risque pour la désobéissance.

 

 

Un monde à nourrir.

Jacques Caplat

Jacques Caplat Actes Sud 2012

Jacques Caplat Actes Sud 2014

FNAB

La vidéo Fnab «Nourrir le monde avec l’Agriculture Bio»

Silvia Perez-Vitoria

Silvia Perez-Vittoria Éditions Actes Sud 2015

On peut écouter les 5 émisssions «un autre jour est possible» (France Culture) avec Silvia Perez-Vitoria sur le thème «retour à la terre, un défi du XXI ème siècle, Elle intervient les 12 à 15 premières minutes.

Perspectives…

Olivier Rey

Olivier Rey Éditions Stock 2014

Bruno Latour

Éditions La Découverte 2017

Science ? Progrès ? Croissance ?

Retours sur l’histoire.

50 penseurs.

Éditions L'échappée / Le pas de côté / 2017

Éditions L'échappée / Le pas de côté / 2017

Survivre et vivre.

Céline P

Science et recherche.

La recherche en procès.

Christophe Bonneuil et Isabelle Goldringer, Fondation Sciences Citoyennes
Pierre-Henri Gouyon, membre du conseil scientifique du CRIGEN
SUD Recherche EPST – Branche INRA
Guy Kastler, Confédération Paysanne
Marc Dufumier professeur à AgroParisTech

Cliquer pour lire
LIEN

Ralentir les sciences.

I. Stengers, E. Deléage

Cliquer pour lire

CGT Inra.

B Moulia, Directeur de Recherches INRA, Membre de la Commission Recherche de la Cgt Inra :
Yves Chilliard, Directeur de Recherches INRA, Membre de la Commission Recherche de la Cgt Inra,
Jean Louis Durand, Chargé de Recherches INRA, Animateur de la Commission Recherche de la Cgt Inra,

Cliquer pour lire

Technique et machines.

Günther Anders.

Édouard Joly : «Günther Anders, une politique de la technique» (Éditions Michalon 2017)

Édouard Joly "G Anders, une politique de la technique". Éditions Michalon 2017

François Jarrige.

Technocritiques.

LIEN

Société et civilisation.

Wendell Berry.

La santé de la terre.

Plusieurs textes publiés entre 1970 et 2003. Traduction française Éditions Wildproject 2019

Wendell Berry  La santé de la terre Éditions Wildproject

cliquer ici pour avoir un avant-goût.

Cornélius Castoriadis.

«Une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s’autolimiter, savoir qu’il y a des choses qu’on ne peut pas faire ou qu’il ne faut même pas essayer de faire ou qu’il ne faut pas désirer.»

«La société est dominée par une course folle, définie par ces trois termes: technoscience, bureaucratie, argent. Si rien ne l’arrête, il pourra de moins en moins être question de démocratie. La privatisation, le désintérêt, l’égoïsme, seront partout – accompagnés de quelques explosions sauvages des exclus, minoritaires et incapables d’avoir une expression politique.»
(1992 «Une société à la dérive : Entretiens et débats, 1974-1997»)

Cliquer pour accéder au site de l'association Castoriadis.

Bernard Charbonneau.

Le jardin de babylone.

Réédition Encyclopédie des nuisances 2002

Charbonneau. Ellul.

Éditions du Seuil (2014)
LIEN

Bruno Latour.

Face à Gaïa.

Huit conférences sur le nouveau régime climatique.

Bruno Latour Gaïa Éditions La découverte 2015

Où atterrir ?

Un essai pour relier dérégulation, explosion des inégalités et négationnisme climatique .

Bruno Latour Où atterrir ? La Découverte 2017

Olivier Rey.

Une question de taille.

Olivier Rey Une question de taille.2014 Éditions Stock.

Culs-terreux ET Kultureux !

Chansons, films, livres, etc…

Asier Altuna

Amama, film basque espagnol de 2015

Amama, film de Asier Altuna

François Béranger

Département 26

Ricet Barrier

John Berger

John Berger ? Évidemment John Berger !

dont le fils avait annoncé ainsi la mort le 02 janvier 2017 :

«Mon père John Berger est mort aujourd’hui. Sans peur ni témérité, mais attentif, désireux de connaître la suite de l’histoire. En Écrivain.»

Sa trilogie «Dans leur travail» a été annoncée à sa sortie en 1981 par Gérard Mordillat comme «le plus beau roman, écrit depuis longtemps sur la classe paysanne». Sur la page de garde de chacun des trois volumes : «Moi, je vous envoie moissonner là où vous n’avez pas labouré. D’autres ont labouré et vous êtes entrés dans leur labour. Jean 4.38 Traduction Chouraqui»

Michel Bühler

Solitude paysanne :»«Jean d’en Haut»

Michel Bühler

Jean-Marc Carité

Jean-Marc Carité

Gaston Couté

Le site Gaston Couté, c’est ICI

Beauceron, Gaston Couté ( 1880 - 1911 ) est «le poète de la terre, de la condition humaine et de la liberté» , comme l’a écrit «Le P’tit Crème sur son site (ICI). Les Biaux Jardiniers proposent ici «la paysanne» (dont extrait ci dessous)

dans sa mise en musique que Jean Foulon et Bruno Ménanger sont venus pour Le P’tit Crème nous chanter lors des 40 ans de Bio des Biaux.

On peut aussi écouter Jean Foulon (Le P’tit Crème» première manière : 1997) chanter «sur la grand› route» ci dessous

Gérard Pierron qui chante sa version de «la paysanne» dite aussi «la marseillaise des paysans» ci dessous

L’amour anarchiste c’est là :

Pour écouter «le fumier» par Bernard Gainier, le «diseux» de Meung sur Loire , il suffit d’aller, évidemment sur la page «matière organique, compost et fumier assaini» du livre de «visiter notre ferme» => LIEN

Un article des Biaux Jardiniers de passage à Meung sur Loire sur la tombe du grand Gaston, c’est  ICI et sur sa statue c’est

Jean Giono

Le film d’animation de Frédéric Back, adaptation de «L’homme qui plantait des arbres» avec la voix de Phillipe Noiret :

30 minutes avec Élzéar Bouffié grâce à Frédéric Back et Philippe Noiret

Émile Guillaumin

«La Vie d’un simple», bien heureusement régulièrement réédité depuis deux générations.

Grímur Hákonarson

Béliers film (2015)

La tremblante touche les moutons de ce village reculé d’Islande. L’administration décide donc d’euthanasier tous les animaux, notamment ceux de deux frères passionnés d’élevage, et qui ne se parlent pas.

«Mjolk, la guerre du lait» film (2019)

Inga et son mari possèdent une exploitation laitière dans un petit village près de Reykjavik. À la mort de ce dernier, Inga reprend seule les rênes de l’entreprise familiale. Très vite, elle découvre le monopole abusif que la coopérative impose aux agriculteurs locaux. Elle va alors entrer en guerre contre ce système mafieux pour imposer l’indépendance de sa communauté.

 

Pierre Jourde

Pierre Jourde "pays perdu" (perdu dans tous les sens du terme).

Marie-Hélène Lafon

Une manière de raconter les formes d’un quotidien.

Marie-Hélène Lafon

Marie-Hélène Lafon

Richard Millet

Érik Orsenna

Roman autour de Le Nôtre et la création des jardins de Versailles

Yves Robert

Agriculture, temps de travail, vie de couple, liberté, et humour, le film d'Yves Robert avec Philippe Noiret.

John Shank

«L’hiver dernier» film (2019). Un éleveur sur l’Aubrac.

 

Les coulisses des buzz...

Micromaraîchage … ? permaculture… ? agriculture urbaine… ? forêt maraîchère… ? agriculture durable…? ou le contraire ???

  • Beaucoup de films sont projetés, souvent suivis de «débat»
  • beaucoup de discours en vidéo circulent,
  • beaucoup de stages se vendent,
  • énormément de livres s’impriment,
  • les hebdos n’y coupent pas,
  • etc…

La petite agriculture Bio est devenue LE sujet médiatique porteur du moment … Les Biaux Jardiniers, comme bien d’autre paysans bio, trouvent çà… étonnant.

Et parmi tous ces produits médiatiques, énormément de vent ! Les Biaux Jardiniers, comme bien d’autres paysans bio, trouvent çà … agaçant.

Les Biaux Jardiniers prennent donc le temps de diffuser ici leur bibliothèque sur quelques sujets «tendance» :

  • maraîchage bio-intensif sur petite surface
  • permaculture
  • buzz et bio : le viral se répand
  • …???… (à suivre ?) en fonction de la prochaine invention de vocabulaire et de l’évolution à venir des modes médiatiques, d’autres chapitres pourront éventuellement s’ajouter.

Pourquoi causer des buzz ?

C’est ici !

que les Biaux Jardiniers expliquent leurs motivations à prendre ces risques de froisser.

Dans les coulisses des buzz !

C’est ici !

que les Biaux Jardiniers diffusent une information fiable - complète - chiffrée - issue de la réalité (et sur la durée) des terrains paysans.

Pourquoi causer des buzz ???

Nos motivations…

Nos motivations à prendre le risque de froisser quelques idées (que l’on peut maintenant qualifier de «reçues») sont issues de l’actuel contexte «médiatico-idéologique» que nous, paysans Bio réels du terrain, subissons depuis plusieurs années : les chalands ne manquent pas d’occasion de se faire bercer :

  • jeunes en quête d’orientation professionnelle et de sens de vie,
  • quadras lassés d’une brillante carrière de cadre dans la chimie, l’informatique, la finance ou la communication,
  • etc…

… nombreuses sont les personnes souhaitant «vivre à la campagne sur une petite ferme». Se pose donc, et beaucoup plus crucialement encore pour la première catégorie que pour la seconde, au delà de l’acquisition des compétences agronomiques de base, voire d’un minimum d’expérience de terrain, la difficile question de l’accès au foncier. Or :

  1. les parcelles agricoles potentiellement accessibles sont rares. Celles satisfaisantes en qualité de sol, taille et situation pédoclimatique encore plus, étant par système «trustées» pour l’agrandissement des structures voisines par les organismes de l’agriculture «officielle», seules restent «facilement» accessibles aux non-agriculteurs les parcelles petites, et le plus souvent celles à faible potentiel agronomique. Comme le dit le proverbe paysan bien connu «c’est pas les meilleures terres qui s’laissent !!!» …
  2. l’évolution de notre société a formé des citoyens de plus en plus hors sol tant par les réalités des métiers et modes de vie que par le décalage avec l’abondance d’images et de sons disponibles concernant «la nature» «l’environnement», voire «l’agriculture dite intensive, ses dégâts et suicides». Beaucoup sont déconnectés du terrain. Et depuis longtemps. Alors beaucoup, partant d’un parallèle hasardeux, en arrivent à confondre (de bonne foi !) maraichage biologique professionnel et jardinage amateur à tendance temporairement auto-suffisante. À confondre travail en agriculture sur une ferme qui produit et travail à distance avec habitat dans une maison rurale, réhabilitée, avec son petit jardin.
  3. l’histoire de la disparition du maraîchage diversifié péri-urbain dans la seconde moitié du XX ème siècle n’a pas été faite. Elle est donc peu connue du «public». Et si la société a conscience du rôle de la bétonnisation-bitumisation et / ou du lotissement de ces parcelles, peu nombreux se souviennent que ces sols, victimes de rotations intensives, étaient infesté de nombreuses maladies et nématodes à cause de la technique même du maraîchage classique intensif : le retour rapide des mêmes légumes au même endroit (qui est aussi la base du «maraîchage bio intensif sur petite surface», un des musts médiatiques actuels…). Ces terres devenaient ainsi impropres à la culture non chimique.

Tout ceci à notre avis explique en grande partie le succès médiatique des idéologies «de rêve» vendant l’idée qu’il est possible de bien vivre de maraîchage sur une toute toute petite surface qui amènerait des rendements énormes grâce à la méthode «bio-intensive» (bien évidemment durable !) et avec pas plus de travail humain à fournir que de capital à investir. Ces méthodes plus ou moins new age répondraient donc au problème :

- «pas de terre disponible ?!?»
- no souci ! … je vends la méthode pour produire très gros avec très peu ! …

Ainsi les communicants multiplient les mots-valise porteurs de concepts fumeux rassurant les «projets» : «permaculture» ou «maraîchage bio-intensif sur petite surface» voire «forêt maraîchère dans un coin de pré»… et le rêve se vend : trop de personnes sont dans la situation d’avoir besoin d’y croire.

C’est ainsi que l’abondance de vidéos ou d’articles - parfois beaux voire poétiques, mais le plus souvent creux, et aussi généralistes que peu techniques et pas trop étayés - cache assez mal l’absence de chiffres fondés, mais installe dans les esprits des idées simplistes. Et ils sont nombreux tous ces écrits de média qui semblent n’être qu’une vague remise en forme du dossier de presse fourni par le vendeur de la méthode ! Et çà tourne en boucle : toujours les memes 25 phrases, les mêmes 6 photos, les mêmes 3 chiffres : sans contextualisation, sans distance ni tentative d’analyse.

De plus dans l’actuel contexte de développement un peu plus assuré de la production agricole Bio - d’ailleurs surtout de sa commercialisation grand public - se diffuse une image hyper simplifiée de l’Agriculture Biologique. 

  • Accompagnant son développement sur le terrain, sa structuration a créé un assez gros secteur para-agricole, qui, comme toute structure, a ses logiques propres de fonctionnement ; parmi lesquelles la nécessité de maintenir les «postes», donc d’aller où sont les financements potentiels.
  • Accompagnant  la multiplication des cursus scolaires «sur l’environnement», se multiplient les offres de stages de «formation» vaguement newage autour de «la nature» proposés par des diplomés tentés par les activités d’animation, créant ainsi leur emploi.
  • Accompagnant l’assez récente banalisation de la Bio dans l’esprit du public, s’est alors développé un gros secteur associatif dit «citoyen» qui attire notamment beaucoup de ces retraités qui après une pleine carrière consacrée à un travail parfois subi, ou au «développement» conventionnel des agricultures française ou de pays «du Sud», des techniques et systèmes professionnels, sociaux, etc… de l’agriculture conventionnelle, «militent», voire tentent de se refaire une jeunesse, de garder une fonction pédagogique - ou un «pouvoir» disent quelques mauvais esprits -  (ou se passionnent : «enfin libre») - dans la définition, la gestion et la promotion de ce qui serait, selon eux et leurs lectures, une transition écologique, une agriculture locale, libérée de la propriété (comme du système financier !), un commerce équitable, etc… eux qui ont passé leur vie active rémunérée à faire tout autre chose, voire à tout le contraire !

Bref, tout ceci (para-agricole «idéologisant» et développement personnel, émissions TV à pseudo-scandales et films en mode affectif, stage permacole en forêt-maraîchère et confiture de reconnexion à la «nature», montagnes de livres de jardinage, etc…) en arrive à rendre inaccessibles les informations paysannes, c’est à dire :

  • les enquêtes «autogérées» issues du terrain paysan réel lui-même,
  • les analyses précises, menées par nos techniciens de terrain à partir des données de nombreux professionnels expérimentés
  • les études qui n’ont rien à vendre et qui expliquent seulement la réalité paysanne de la terre à partir de pratiques agricoles réelles, multiples, suivies dans le temps.

Tous travaux de terrain - issus des données enregistrées par des travailleurs vivant de la seule vente de leur production et non de stages - qui ne font pas le buzz. Çà n’est d’ailleurs ni leur objectif ni leur vocation. (Et d’ailleurs ne serait pas à portée de leurs moyens ! puisqu’ils n’ont rien à vendre avec).

C’est ainsi que se multiplient, au delà des idées simplistes reçues, les «installations maraîchères» dans des conditions parfaitement aléatoires (contextes pédoclimatiques «difficiles», conditions de travail insupportables sur la durée) aboutissant à des échecs bien évidemment économiques, mais surtout humains (donc des blessures personnelles profondes, séparations, etc…). Des installations qui souvent ne durent que le temps de ne plus être dans l’obligation de rembourser la (les) DJA (et autres aides financières publiques obtenues). Puis vient le temps de chercher - dans la douleur - un autre travail : pour avoir un revenu (*).

Ce qui, c’est la loi du commerce et de la comm›,  n’enlève rien au revenu ou à l’aura médiatique des vendeurs de méthode miracle.

Nos sentiments…

Les Biaux Jardiniers, comme ceux de leurs collègues professionnels Bio de terrain qui osent froisser l’air du temps (et il y en a !) en contestant la validité de ces buzz

  • ne développent aucune jalousie face à leur succès (médiatique),
  • sont agacés par ces idéologies vagues qui déconsidèrent leur métier et dévalorisent les compétences nécéssaires à le pratiquer en paysan réel,
  • sont attristés par toutes ces «situations-galères» qu’ils peuvent croiser chez ceux qui tentent d’imiter leurs lectures à la mode,
  • sont révoltés par ce système médiatique qui profite à les encourager… de loin (mais au chaud du profit généré).

Nos moyens :

Comme partout ailleurs sur ce site, nos moyens sont la diffusion (gratuite) d’informations, validées sur le terrain paysan, ET sur la durée. Dans l’optique d’apporter des connaissance concrètes validées. D’apporter donc de la compréhension. Dans le but de permettre de potentielles compétences supplémentaires au  visiteur de notre site (qu’en ceci nous remercions de sa visite !).

Nous en souhaitons bonne lecture (parfois facilitée par l’utilisation d’un crayon et / ou d’une petite calculette ; et par une calme prise de distance).

Visiter les coulisses des buzz !

Précision fondamentale.

En guise d’introduction.

«L’usage qui peut être fait des données doit nécessairement faire référence au contexte dans lequel elles ont été établies, sans quoi l’interprétation en sera probablement erronée» dixit fort justement Dominique Berry, tête de réseau maraichage bio Rhône-Alpes et ancien technicien d’essai de la Sérail (à ce titre responsable 15 années durant de l’essai «matière organiques»).

Buzz sur petite surface.

BTM enquêtes pro et +

D’abord l’ensemble du travail mené sur le terrain par le Bureau Technique des Maraîchers du Rhône depuis 2005 : des chiffres précis, venant d’une production réelle (pas d’un potentiel estimé). Sur la durée. Chez un bon nombre de maraîchers professionnels vendant au détail. Et acceptant le travail en groupe sur leurs chiffres.

Méthodologie

1/ Enquête

La méthodologie des enquêtes est celle mise au point sur le terrain il y a plus d’une dizaine d’années par le BTM / CER France (lien) / CA 69 (lien) / AFOCG (lien). La collecte des données (comptabilité, enregistrement des temps de travaux, surfaces exactes mises en oeuvre, etc…) est réalisée lors d’une réunion physique entre le technicien, le comptable, et le maraîcher participant.

2/ Étude

La méthode, utilisée depuis 2005, permet de ramener - pour comparaison - les chiffres aux 1 000 m2 de surface pondérée. (Surface pondérée = surface réelle [planche + allée]  multipliée par nombre de récoltes sur cette surface dans l’année). Ou bien à l’unité de travailleur, ou à l’heure de travail.

3/ Rendu

Ce travail est mis en commun lors d’une réunion dite «de rendu» aux participants de l’année, en groupe. Les résultats d’ensemble sont diffusés.

BTM Audit 2005 / 2011

Il s’agit du travail réalisé en Rhône-Alpes chez 26 maraîchers volontaires (16 en conventionnel, 10 en AB) adhérents du BTM (Bureau Technique des Maraîchers du Rhône). Il comprend aussi un parallèle conventionnel / bio. Cliquer sur l’image pour lire la fiche 24 pages «approche technico-économique des systèmes de productions maraîchères diversifiées en Rhône-Alpes».

Fortier Tech et Bio 2015

L’évènement médiatique 2015 ! la tournée française des conférences de JM Fortier était passée en Drôme par Tech&Bio. Les Biaux Jardiniers y ont assisté et en avaient fait un petit compte rendu sur le site

BTM petites surfaces 2016

Journée technique organisée  en 2016 par Corabio, le réseau Bio Rhône-Alpes : « Produire des légumes biologiques sur petites surfaces : références, facteurs de réussite et points de vigilance.» Lors de cette journée , Dominique Berry a diffusé, par une présentation de 45 pages, le résultat de 3 études :

  1. présentation de références régionales sur structures de 2 à 4 ha : un des intérêts de cette étude réalisée avec la méthode décrite plus haut, est que, au delà de la présentation de chiffres mini, maxi et moyen du groupe (qui décrivent donc une situation collective), sont extraits les chiffres d’une ferme dite «de référence» (FR), ce qui dessine un portrait d’un cas paysan réel parmi d’autres.
  2. produire sur petite surface : l’expérience de Jacques Brochier maraîcher bio depuis 30 ans. Rapide présentation des résultats de son jardin de petite surface.
  3. analyse des données diffusées du bec hellouin. Ce travail d’analyse des données du bec hellouin tente, en ramenant à une base comparable les données brillamment diffusées par leurs auteurs, d’éclaircir quelques uns des points par eux laissés «dans l’ombre» de façon à rendre possible des comparaisons devenues sans cela difficiles par la «brillance» des quelques points montés en épingle. Encore (1) une étude professionnelle concluant sur le «message trop simpliste porté par la communication du bec hellouin appuyée par la caution de l‹Inra».(2)

Cliquer sur l’image pour lire la présentation complète de ces 3 chapitres en 45 pages.

BTM 2017

Cette étude «données technico-économiques de systèmes maraîchers diversifiés sur moins de 1 ha», a été réalisée par la chambre d’agriculture du Rhône sur 13 structures Bio de la région Rhône-Alpes selon la méthode BTM / CER France /CA69 / AFOCG  décrite en tête de cette page. Elle a été présentée lors d’une conférence au salon Tech&Bio 2017. Cliquer sur l’image pour lire cette étude :

ARDAB BTM 2019

La journée portes ouvertes organisée le 14 octobre 2019 au Biau Jardin de Grannod par l’ARDAB et le BTM a été l’occasion de la présentation «en salle» par Dominique Berry (tête de réseau maraîchage Bio Rhône-Alpes) de l’audit du Biau Jardin de Grannod réactualisé avec les chiffres 2018 par l’Ardab et le BTM.

Avec les commentaires «de terrain» du Biau Jardinier.

100 professionnels s’y sont déplacés et ont eu le privilège d’en bénéficier.  Il y a eu un petit compte rendu sur le site.

L’ARDAB et le BTM organisent régulièrement des journées de ce type, ouvertes sur inscription. Adhésion Ardab =>

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(1) voir plus bas le chapitre «permaculture»

(2) cette «vénérable» institution aurait elle quelque chose à se faire pardonner du coté de la Bio ? ou bien cette goutte d’eau financière aurait elle été judicieusement placée en enfumage des braves esprits qui souhaitent absolument croire que «çà évolue» ? (note du claviste).

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Buzz permacole.

Compte rendu de visite

En introduction, le compte rendu de la visite organisée par le GAB 72 (Groupement des Agriculteurs Bio de la Sarthe) au Bec hellouin. Cliquer sur les images pour agrandir

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Deux études belges

de Catherine Stevens sur le sujet, publiées en 2015 chez barricade.be

1  -  La permaculture, nouveau Graal agricole (ou la permaculture peut elle nourrir l’humanité ?). Pour lire, cliquer sur l’image titre :

2  -  Permaculture et maraîchage biologique, un choix économiquement intéressant ? (analyse et critique de l’étude menée par la ferme biologique du bec hellouin). Pour lire, cliquer sur l’image titre :

Le bec est loin… du miracle !

Les Biaux Jardiniers ont publié dans le chapitre précédent («petite surface») au paragraphe «petites surfaces 2016» le document de la journée technique Corabio 2016. Il contient aux pages 21 à 44 sous le titre «analyse des données du bec hellouin», le travail de Dominique Berry listant les divers «biais» de l’étude portée par la comm› bec hellouin avec la caution de l’Inra et réalisant un comparatif avec des données régionales. Cette présentation est aussi accessible ICI

Buzz… et Bio.

car le viral se répand

Face à toute cette comm› qui, sauf exception, n’aboutit pas significativement à l’installation - en tout cas durable - de paysans producteurs de légumes bio vivant de la production agricole de leur ferme, les acteurs institutionnels de la Bio sont restés bien longtemps muets (peut-être même figés par le constat du risque de perte de leur «clientèle» potentielle ?)

Guide maraîchage

Le «guide» produire des légumes bio édité il y a quelques années est en ce sens éclairant : suite au choix «politique» de construire cette publication de manière «léniniste» (=en choisissant de ne pas la baser sur la coordination souple et horizontale des résultats des nombreux paysans de terrain efficaces au cours d’une «enquête-mobilisation» des paysans-maraîchers eux-mêmes) sans action collective, et le peu fait en ce sens ayant omis tout regard extérieur, on aboutit à l’édition d’un manuel d’institut (bio) ressemblant terriblement aux manuels des instituts (non bio) l’ayant précédé il y a quand même pas mal de décades… à l’époque de feu le «développement agricole». (**) Mais c’est parfaitement logique : les mêmes causes produisent les mêmes effet.

Et peut-être mentalement paralysés par le succès viral de ces buzz, sont alors diffusées - sans aucune note explicative ni éclairage complémentaire ou remise en perspective - sous le titre :

des choses comme :

Simplement prendre le temps de tapoter sur une calculette éclaire ce que les auteurs ont donc de fait laissé dans l’ombre pour le lecteur démuni du «réflexe calculette».  Exercice de calcul niveau primaire : soit un SMIC annuel à environ 25 000 euros cotisations sociales comprises, on a pour 4 plein temps sur l’année = 100 000 euros + pour 3 saisonniers sur 3 ou 4 mois = environ 20 000 euros minimum. Soit total coût de main d’oeuvre 120 000 euros, générant avec cette miraculeuse méthode hyper-productive un chiffre d’affaire de… environ 90 000 euros de vente de légumes. (…) sur cet exemplaire jardin médiatique ! (avec moitié de la surface sous serre… utilisation systématique de «serre mobile»… etc… Preuve supplémentaire que un peu de réflexion permet au lecteur de distinguer piège médiatique et production paysanne Bio ? de séparer «représentant des professionnels» et «professionnels de la représentation» ? … puisque c’est le cas précis ici cité ! (Si Si Si Si !).

La banque bien connue serait elle seule fondée à mettre en avant le «bon sens» paysan ??? Dommage !

Revue jardinage

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Dans cette page de la revue «les 4 saisons du jardin bio», pas besoin même d’allumer la calculette pour comprendre que le lecteur est pris pour un(e) âne :  il suffit de lire avec les neurones en éveil, et rapprocher deux affirmations qui nous paraissent contraditoires :

  1. le micromaraîchage à l’écolieu vanté en arrive, sur 1000 m2 et 600 m2 de serre à… 300 tonnes de production (bravo !)
  2. le micromaraîchage à l’écolieu vanté n’est «pas rentable au sens économique du terme» (bizarre vu le pharaonique rendement !).

Comme quoi être ingénieur agroparistech, enfant de paysagiste et avoir des amis fils d’agriculteurs peut suffire à valider des c… dans certain buzz…

La banque bien connue serait elle seule fondée à mettre en avant le «bon sens» paysan ??? Dommage !

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(*) ce revenu peut alors parfois consister en vente de stages de «formation» … au maraîchage permacole sur petite surface arborico forestière, voire en vacations d’enseignement de la technique maraîchère dans des structures de formation agricole pour adultes, à l’écriture de livres sur le jardinage, à l’animation associative, etc… : il y a de la clientèle solvable !  Ce peut être une des illustrations possibles de cette «sentence» d’un pédagogue anglais, reprise par Claude Duneton dans son livre «Je suis comme une truie qui doute» : «il y a ceux qui savent, et ceux qui enseignent».

(**) nous en sommes actuellement au «service conseil aux entrerises»…

Actus de la Bio.

2020 mai

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2020 avril.

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2020 février

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2019 mai.

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2019 avril.

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2019 mars.

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2019 février.

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2019 février.

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2018 novembre.

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Quinquennat Macron. Le choix de Travert : suppression des aides au maintien Bio.

2017 Septembre

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Des liens vers nos proches

Agriculture.

Jacques Caplat.

Jacques Caplat tient un site - accessible ci dessous par le LIEN dans l’image de sa page d’accueil. Fils d’agriculteur, agronome, auteur de livres, Jacques Caplat a été salarié de la FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique) en charge des questions réglementaires, et à ce titre notamment animateur du groupe d’exeprt semances potagères biologiques auquel le Biau jardinier canal historiqe a eu quinze années durant un mandat comme exeprt paysan.

Jacques Caplat intervient régulièrement en conférences dans des foires Bio ou autres occasion car c’est un convaincu de l’éducation populaire :

  • il n’a pas attendu la retraite après une carrière complète au confortable service du développement agricole «conventionnel» pour prendre les risques de défendre l’agriculture biologique. Ils sont finalement peu nombreux parmi les agronomes-conférenciers, et il mérite donc d’être salué à ce titre !
  • il est invité à donner une conférence lors des «40 ans de Bio des Biaux Jardiniers» es infos supplémentaires (vidéos, réésumés de livre) sont disponibles sur cet article des Biaux Jardiniers : ICI

http://www.changeonsdagriculture.fr/

Agnès et Christophe Jouault.

Agnès et Christophe Jouault, maraîchers en Mayenne, tiennent leur blog de vente «des clics au potager» - accessible ci dessous par le LIEN dans l’image de leur page accueil. Nous avons fait leur connaissance quand ils nous ont téléphoné pour visiter notre jardin qu’ils avaient repéré par internet ICI et ICI.

http://www.desclicsaupotager.fr/

Nature.

Marc Rapilliard.

Le site de notre vieil ami Marc, photographe naturaliste dans le Trégor, accessible en cliquant sur son logo.

cliquer pour accéder au site de Marc Rapilliard.

Du côté des pas bio : OGM chimie & Co...

Chantier en cours, port du casque obligatoire…mais nous y travaillons : patience !

Nous y travaillons...patience !