En mai, fais ce qu'il te plait...l'épandage de fumier par exemple


Eleveur bio de bovins allaitants près de la Saône, Raymond a curé ses écuries la semaine dernière. Le transport par camion a été assuré par Romain. Le tas, d’un peu plus de 50 tonnes, a été laissé tel quel car le but n’était pas de le composter, mais de l’épandre frais selon la technique du compostage de surface.
Cette technique du » compostage de surface» permet de stimuler au maximum la vie microbienne du sol, tant en quantité qu’en durée.  Les travaux de Rush et Müller ont montré il y a bien longtemps que l’on stimulait ainsi la vie du sol sur deux années. Mais c’est une technique qui impose » d’avoir de la place » : il faut donc pratiquer une rotation très peu intensive.
Il faut en effet avoir une parcelle suffisamment grande sans légumes pour que les engins puissent y travailler et manoeuvrer  facilement. Il faut que cette parcelle reste assez longtemps sans légumes pour que le compostage puisse se dérouler au sol sans contrarier de légumes.  Nous avons la chance que notre jardin remplisse ces deux conditions puisque nous ne mettons en légumes chaque année que la moitié de la surface de façon à cultiver des engrais verts sur l’autre moitié : celle  qui reçoit le fumier à composter en surface.



C’est Thomas qui est venu cet après midi faire l’épandage qui a duré moins de trois heures . ( voir ici comment nous avions fait l’année dernière )
Le fumier est épandu dans le sens de la longueur de la parcelle : c’est la seule fois dans le cycle de nos cultures ( soit une fois tous les deux ans sur chaque moitié du jardin ) quer nous sommes amenés à rouler en tracteur sur nos planches permanentes, mais perpendiculairement. Grâce au gros matériel de Thomas, il n’y a besoin que de 4 passages pour épandre sur 36 mètres de large : on peut donc se permettre cette entorse à la règle, ce d’autant plus que nous n’avons aucun moyen de faire autrement  !  La perfection n’est pas de notre monde de petit maraîcher bio…Hormis dans ce cas, jamais un pneu de tracteur ne roule où sera cultivé un légume.

Dès que la voie a été libre, le biau jardinier est intervenu ( dans le sens habituel du travail, c’est à dire en roulant dans les allées entre les planches permanentes )  avec un outil pour incorporer ce fumier très superficiellement  dans les quelques premiers centimètres de terre ; et avant qu’il ne commence à sécher. Le mélange terre de surface fumier facilite un bon compostage puisque qu’il y a présence d’air.



Mais la nuit a chassé le jardinier du travail.




Il a fallu finir ce mardi matin.


Nous avons gardé un peu de fumier à faire composter rapidement pour l’amener sous tunnel au fur et à mesure que des cultures de printemps laisseront la place… ( comment nous avons fait cet hiver ) Ce fumier devrait bénéficier d’un passage du retourneur d’andains de la Cuma Compost 71 ( plus de détails : clic! )
 

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