Année très chaotique !

On avait eu mars TRÈS chaud et sec. En avril GROS manque de luminosité et méchant gel. Puis mai frais et TRÈS mouillé. Résultat 1 : les premiers légumes ont 3 semaines de retard donc les plantations échelonnées se rattrapent, le chou-fleur «ça arrive tout en même temps».

Résultat 2 le développement des auxiliaires a été stoppé, c’est donc logiquement l’invasion de puceron :

Pucerons !

Adultes (verts), mues (blanches), ailés (noirs) y a toute la collection… et même si on en trouve quelques uns de parasités (beige gonflé au centre de la photo)

c’est loin de suffire à maîtriser la pullulation. Parce que le puceron, il a vite fait de se multiplier, au point même que quand ils sont trop nombreux pour avoir assez de plantes à parasiter pour bien vivre quelque part, et bien, ils se font pousser des ailes et ils mettent les voiles… pour aller coloniser ailleurs et encore mieux s’y développer : méthode Christophe Colomb, quoi… Et de leur côté, les coccinelles sont comme les autres auxiliaires indigènes : en retard sur l’offensive ! Notamment parce que ça prend du temps, un cycle de coccinelle ! Ci dessous résumé par l’image des diverses étapes de la vie aventureuse de la coccinelle :

  • exploration du vaste monde végétal parsemé de mues de puceron

  • co-voiturage pour aller plus loin à plusieurs

  • multiplication par ponte près du garde-manger

  • développement de la larve, baladeuse, le stade boulotteur de puceron…

  • passage à l’âge adulte par fixation pour nymphose

et ça repart pour un tour !

Alors bien sûr, pendant tout ce temps l’écart se creuse. Le Biau Jardinier a donc perdu un tunnel entier de courgette, qui ne produit plus assez pour que le poids récolté finance le temps à y consacrer. Il y a donc un choix à faire :

  • faut il détruire la culture pour avoir le temps d’y semer et faire se développer un engrais vert avant la culture de deuxième saison prévue ? C’est le choix «fertilité».
  • faut il laisser tout en place : plantes chargées de puceron, coccinelles et parasitoïdes en début de développement, de façon à remultiplier aussi les auxiliaires potentiellement présents (aphidoletes indigènes - très discrets actuellement - et aphidius - importés il y a peu) ? C’est le choix équilibre et prévention écologiques.

Ah la la, c’est parfois cornélien, le maraîchage bio !

Et coté entretien.

Coté entretien, arrosages, binages et plantations vont bon train.

Arrosages.

Binages.

Juin, c’est la saison de la pousse des herbes adventices, et quand l’arrosage des légumes est suivi régulièrement… les adventices en profitent aussi. Donc particulièrement dans les cultures récemment repiquées en place. Dans le céleri-rave, on peut même dire que ça commençait à craindre, avec même des développements de panic, cette graminée urticante, difficile à détruire : l’ennemie jurée du Biau Jardinier (et vice versa aussi donc !).

Il fallait passer sans traîner ! Matthieu a donc mobilisé la nouvelle herse étrille achetée cette annnée, outil permettant de passer biner «en plein» c’est à dire entre les rangs ET sur le rang lui-même. Les réglages fins disponibles sur ce nouveau matériel, et déja utilisés avec de beaux résultats sur mélange fabacée/céréale en sortie d’hiver, permettent de passer avec assez de douceur sur des cultures repiquées depuis peu de jours tout en ayant une action efficace contre les herbes à détruire.

Le Biau Jardinier a fait un deuxième passage peu de jours après, le résultat était plutôt joli. Le cycle de binages quasi hebdomadaires est en route !

Repiquages.

Les Biaux Jardiniers ont aussi fait un des gros repiquages du moment : la collection des courges. Avec un nouveau petit matériel bricolé. Plus d’infos semaine prochaine.

Tags: 

Catégorie: