Plantation de poireau "chaotique"... "c'est compliqué" !

Le ciel n’était pas très engageant, mais la météo 2021, très «chaotique», oblige parfois à du travail agricole en condition «limite» pour garnir les paniers,

Pour la plantation de poireau, déja en retard, on trouvait le terrain «un peu gras mais ça va aller, parce que sinon…»

Planting in the rain.

Alors, en cette saison estivale habituelle de binages et repiquages hebdomadaires mais qui nous «offre» de la pluie un jour sur deux, voire pire, et sachant d’expérience que du plant de poireau (ou de chou) repiqué dans des conditions «limite» ça fait une bien meilleure récolte et de beaucoup plus jolis paniers que du plant de poireau (ou de chou) non repiqué pour cause d’attente d’excellentes conditions non advenues… et bien… les Biaux Jardiniers, ils y sont allés.

Et effectivement, c’était «un peu gras mais ça va» et soit il pleuvinait un tout petit peu, soit pas du tout. Donc «tranquillement» abrités, les planteurs plantaient les plants qui avaient été préparés plusieurs jours avant,

Plantation mécanisée de poireau distributeur 36 pinces vitesse rampante.

le conducteur… conduisait…. droit… pas vite… monotonie… (l’impression de rien faire) et cherchait la position… tenable.

Planttaion mécanisée de poireau en vitesse rampante : 200 mètres à l'heure.

Parce que le poireau ça se plante assez serré sur le rang, donc en vitesse dite «rampante» : 200 mètres à l’heure ou à peine plus.

5 heures pour faire un kilomètre (pire que sur le périph›) la plantation de poireau, ça dure, et à force qu’il pleuvine, ça devient plus humide

Plantation de poireau sous la pluie.

et au fur et à mesure que ça continuait à pleuviner, ça devient encore plus humide, la terre passant de «un peu gras mais ça va aller»… à… c’est gras ça va moins bien

et «bien sûr», le temps de se dire ça va plus trop bien on va remonter en plantant la planche à 0.2 km / heure et puis s’en aller vite fait, et bien, ça a fini par tomber dru, et même pas mal en peu de temps. Alors Vivien, Charline et Matthieu ont joué à «planting in the rain»

et du coup, ils en ont fait un film !

Fin de la première étape. Qui correspondait pile poil à la fin de la semaine de travail. Chacun pourrait donc se reposer tout le week-end l’esprit serein ! sauf que…

Les Biaux Jardiniers, regardant quotidiennement tous ces plants de poireau stockés en caisses et les racines à l’air depuis un bon moment, ont guetté les cieux, regardé les prévisions, scruté les probabilités, évalué les risques en fonction des contraintes du planning de maraîchage, des chantiers programmés la semaine suivante, des récoltes nécessaires à la confection des paniers, etc… etc… Et ils ont mis à profit la première fenêtre météo praticable pour se lancer dans la deuxième étape : il y avait plusieurs heures consécutives sans absolument aucune goutte de pluie, et même quelque chose de plutôt rond et jaune en haut dans le ciel qui, lui, de gris noir était devenu assez bleu. C’était le week-end, comme ça se dit, jour de repos du travailleur.

Matthieu, Charline et Kim se sont donc lancé(e)s à transformer le parapluie blanc en parasol blanc. Bien sûr en conditions de sol «limite», mais : voir ci dessus.

Opération réussie : les 16 planches du carré de poireau ont finalement été repiquées. Avec les 4 variétés prévues. Et ben c’était pas dommage !

Mais quand même, la plantation de poireau 2021, ça a été du sport.

Et lundi matin, sur leur élan, les Biaux Jardiniers ont aussi planté du chou.

Quand même, deux années d’engrais vert pluriannuel à base de divers trèfles et poacées, ça laisse un sol de belle structure, qui supporte pas mal les excès d’eau..

Binaging in the rain.

Comme expliqué semaines précédentes, juin juillet, chez le maraîcher, c’est la saison des binages… même si l’été a une météo d’automne ! Alors comme les semaines précédentes - et puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets toutes choses étant égales par ailleurs - et bien les Biaux Jardiniers se sont empressés de biner (pas super bien puisque en conditions «limite») toutes les cultures qui sont binées depuis quelques semaines (pas super bien puisque en conditions «limite»). Mais s’abstenir de biner en attente d’éventuelles conditions parfaites, ça serait courir à l’échec, suffit de voir comment les adventices poussent dans les planches de chou-fleur en 10 journées :

Installation rapide des adventices concurrentes des légumes.

Donc binages partout, avec la bineuse à doigts souples dans les cultures en deux rangs, premier passage dans le chou-fleur

Bineuse guidée montée avec les doigts souples pour entretenir aussi sur le rang de chou-fleur.

le quatrième dans le céleri.

Bineuse guidée montée avec les doigts souples qui entretiennent sur le rang lui-même.

Binages aussi, mais avec les éléments Duo, dans les cultures en trois rangs, betterave rouge, carotte, avec les socs dans le panais. Et binage des allées dans les carrés de courge avec la Barre Porte Outils

Entretien des allées permanentes entre planches paillées en film biodégradable.

Étrilling in the rain.

Ce week-end, le Biau Jardinier a profité des bonnes conditions de ce traditionnel moment de repos… pour passer la herse étrille dans les carrés de chou d’hiver récemment plantés.

Premier étruillage des premiers choux d'hiver.

Bien sûr il faudra recommencer sans tarder, mais ça a fait du boulot. Il en a aussi profité pour détruire la levée d’herbe du faux semis en cours sur les autres planches du carré.

Destruction de faux semis avec la herse étrille.

Récolting in the rain.

La météo promettait en Bresse une journée quasiment sèche en début de semaine. Les Biaux Jardiniers ont donc arraché l’échalote dès le matin pour la laisser sécher un peu au champ une journée. Mais en 2 heures, la météo avait pris son profil de candidat en route vers une gloire présidentielle. Fin de l’état de grâce ! Tout le monde s’est donc mobilisé en urgence et en grande tenue imperméable.

Sitôt rentrée au bâtiment chapelle, la récolte a été en partie mise sur palette pour soulager la remorque à salade, qui, chargée d’échalote, souffrait pas mal.

Une fois tout vidé en pallox dans le local d’oignon, la ventilation a été aussitôt mise en route, en espérant que cela suffise pour sécher la récolte assez rapidement pour une conservation correcte !

Séchage de la récolte d'échalote par ventilation dynamique.

Creusing in the rain.

Et puis cette semaine, nouvelle étape du chantier arrosage, avec au programme - enfin - le branchement définitif  (à suivre !)

Se noying in the rain.

Mais les intempéries ne sont pas terminées, cette chaotique année 2021 qui libère mieux les surprises et contretemps climatiques que les paysans Bio n’est qu’à son milieu ! Les calottes (glaciaires) sont elles cuites ? Le Biau Jardinier en arrive à ressentir quelque tension mentale… et un léger début de fatigue physique… où est donc le macronien et salvateur vaccin approprié et produit sans délai ???

Tags: 

Catégorie: