Se protéger du virus des interdictions !

5 fermes (toutes en Bio) en contrat avec 200 familles, et çà marche : sur la durée, malgré la dissémination des virus d’interdictions. Franchement, le système AMAP, pour les paysans comme pour les mangeurs, c’est la bonne voie ! On trace la direction et dessine les flèches ensemble ! Avec la Guillamap, même en conditions difficiles, on peut avancer !

C’est «résilient», et çà se voit d’autant mieux en contexte de (?..?) … quel mot utiliser sachant qu’il ne s’agit pas de «crise», puisqu’une crise est très passagère.

Et «les actifs» (c’est ainsi que préfèrent se nommer ceux qui se partagent les tâches de gestion de la Guill’amap, structure associative créée l’hiver 2006 / 2007) les actifs, donc, ont assuré grave, en ces périodes de dissémination du virus d’interdiction. En concertation avec les autorités (municipales et préfectorales), toutes les mesures ont été prises pour que les paysans puissent continuer à remplir le panier des mangeurs (= pour que les mangeurs puissent continuer de se nourrir en assurant le revenu des paysans), le tout en respectant tranquillement les consignes sanitaires.

Dans un premier temps, chaque semaine, avant la distribution, un «framadate» envoyé à tous les adhérents permet à chacun de choisir lors de quel fuseau horaire (de 15 minutes) il viendra chercher son / ses paniers. Comme çà, jamais de bouchon ni d’attroupement illicite, rien que de l’agréable fluidité, surtout que le déroulement concret est géré par la bonne humeur de quelques actifs/ves. Bien sûr, le remplissage du framadate est l’occasion pour qui en a besoin de solliciter ou proposer de l’aide.

Au sol, «installation artistique» et plus ou moins provisoire d’une esthétique de type «jeu de marelle» pour figurer concrètement la distanciation sociale réglementaire dans le cadre d’une activité de première nécessité (récirooque entre producteurs et mangeurs) créant du lien social dans le quartier comme entre les territoires (comme diraient nos décideurs…). Et comme nous sommes en période de renouvellement des contrats, du moins pour les constrats semestriels, Mathilde, la référente légume a créé une installation artistique complémentaire : pour collecter les contrats signés, les chèques rangés dans une enveloppe, et l’adhésion pour les nouveaux.

Pour la distribution des paniers («tout faits» pour cause de coronavirus), le système de «marche en avant» permet au Biau Jardinier de noter qui est passé sur son habituelle feuille de coche et de montrer que les petits paniers sont tout prêts en face de lui, les grands tout prêts idem, mais du même coté que lui, reconnaissables à leur étiquette papier.

Poursuvant sa marche en avant par le tour des arbres, chaque amapien a la place pour mettre ses légumes dans le sac qu’il amène, puis de reposer la cagette bois vide en pile un peu plus loin, juste avant le stand du paysan Bio suivant.

Cette dernière distribution a servi de «baptême du feu» guillamapien pour Vivien qui a trouvé la chose bien sympathique

dans

  • un contexte commercial «particulier». De ce que les Biaux Jardiniers peuvent voir sur les images qui leur sont accessibles, les marchés qui ont bénéficié d’une demande de dérogation municipale accordée par les services préfectoraux (semble-t-il dans le but de continuer à alimenter la population tout en maintenant en vie économique les producteurs locaux) ne manquent ni de banane… ni de tomate…

  • un contexte social d’assignation à résidence globale… (en attendant le téléphone-bracelet-électronique généralisé ?) comme l’illustre Samson dans le dernier numéro de Campagnes Solidaires, le mensuel de la Confédération Paysanne, disponible gratuitement sur leur site exceptionnellement ce mois ci, mais il reste possible d’envoyer quelques sous pour s’y abonner. C’est une revue syndicale agricole, qui s’adresse aussi aux consommateurs : une rareté.

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