Légumes pour plaisirs de la table.

Aboutissement de tout notre travail, notre gamme de légumes ambitionne de favoriser les plaisirs librement choisis du préparer / manger ensemble une alimentation saine et durable, dans une cuisine quotidienne joyeusement renouvelée face aux attristantes routines.

C’est pourquoi, et parce que effectivement, l’usage des légumes que nous produisons est… d’être mangés, les Biaux Jardiniers tiennent scrupuleusement à jour les fiches-légumes regroupées dans l’onglet «Nos légumes» qui se veut un genre de «service après-vente» :-) de leur activité agricole de paysans Bio. C’est le versant «alimentation» de notre métier, car c’est la vocation de l’Agriculture d’être nourricière, et aussi par le plaisir de préparer et manger ensemble une cuisine goûteuse, chaque jour «ordinaire».

Alimentation et légumes.

Responsabilité heureuse.

« Pour nous, la Terre, c’est une responsabilité heureuse, non pas à dire, mais à faire exister concrètement, quotidiennement, dans une aussi banale, aussi fondamentale activité que celle de manger. L’écologie n’est pas une chose triste, la responsabilité n’est pas une chose triste. Il nous faut savourer et y prendre plaisir. Pour nous, «manger bio», c’est entrer joyeusement dans cette responsabilité » (Disait l’ami Yvon Montigné, 1934 / 2016, maraîcher bio, cheville ouvrière du CIVAM Languedoc Roussillon à l’origine de la démarche «Racines» lors de son mot d’accueil des premières journées nationales de «manger bio» en 1996).

Alimentation et liberté.

… «Il existe (…) une politique alimentaire qui, comme toute politique, met en jeu notre liberté. Il nous arrive encore (parfois) de nous souvenir que nous ne pouvons pas être libres si nos esprits et nos voix sont contrôlées par d’autres. Mais nous avons du mal à admettre que nous ne pouvons pas être libres si notre nourriture et les lieux dont elle provient sont contrôlés par d’autres. Le régime dans lequel vit le consommateur passif de nourriture n’est pas un régime démocratique. S’il faut manger de façon responsable, c’est pour vivre libre.

S’il existe une politique alimentaire, il existe aussi une esthétique et une éthique alimentaires, qui sont d’ailleurs toutes deux indissociables de la politique. Tout comme le sexe, l’alimentation s’est considérablement dégradée et appauvrie dans la société industrielle. Nos cuisines et les autres lieux où nous mangeons ressemblent de plus en plus à des stations-service, et nos maisons à des motels.

« La vie n’est pas très intéressante », semblons-nous avoir décidé. « Que ses satisfactions soient minimes, superficielles et rapides ! » Nous mangeons à la hâte pour aller au travail et nous nous empressons d’accomplir notre travail pour nous “amuser” pendant nos soirées, nos week-ends et nos vacances. Puis nous nous amusons aussi vite que possible, de la façon la plus bruyante et la plus violente que nous puissions imaginer – pour quoi ? Pour manger le milliardième hamburger dans un fast-food quelconque avec la ferme conviction d’améliorer notre “qualité” de vie ? Et nous vivons ainsi dans un oubli total des causes et des effets, des possibilités et des finalités de la vie du corps dans ce monde.«…

Wendell Berry (Le plaisir de manger. 1990 éditions Wildproject) (LIEN vers un extrait).

Alimentation et agriculture.

On trouvera des dossiers complets ou des références d’études sérieuses sur les liens entre agriculture, alimentation, santé et sociétés dans le chapitre consacré à cette question inclus dans «La bibliothèque des Biaux Jardiniers».

Fiches paysannes.

Nous complétons régulièrement les éléments de l’onglet «Nos légumes» et on trouvera dans les fiches paysannes décrivant chacun des légumes que nous cultivons trois types d’informations :

  • des informations culinaires, mais… ça n’est pas un livre de cuisine ou de régime.
  • des informations botaniques, mais… ça n’est pas un point de vue livresque ou théorique ni scientifique.
  • des informations agricoles, mais… ça n’est pas un manuel de culture, ni de jardinage.

Et ça ne cherche pas à être exhaustif.  C’est «vu du sol». Et çà n’est QUE NOTRE point de vue, énoncé depuis nos pratiques. Çà n’est pas une encyclopédie universelle ! C’est simplement notre point de vue : UN point de vue paysan.

  • point de vue de paysan qui s’informe et se forme au sujet des légumes comme de leur histoire.
  • point de vue de paysan qui a une longue pratique professionnelle des légumes, qui les observe, qui les fait pousser, qui les conserve, les prépare pour la vente. C’est tout cela ! Çà n’est que cela !
  • point de vue de paysan qui a aussi une longue pratique culinaire des légumes : il les cuisine pour s’en nourrir. Et s’en régaler, en famille, avec les amis… de manière NON professionnelle.

C’est tout cela et rien de plus.

C’est un travail que les Biaux Jardiniers ont démarré en même temps que leur site, en 2008, sans formation informatique de base, à la demande de leurs premiers amapiens, avec l’aide bénévole de quelques uns d’entre eux. Un travail qui se continue de la même manière : peu à peu. Un travail que les Biaux Jardiniers poursuivent de bon coeur. Et qui ne s’enrichit que au fur et à mesure…

  • lentement car selon le temps disponible sur la ferme pour ce travail… temps qui peut être considéré comme non productif, donc bénévole et non prioritaire.
  • maladroitement car selon nos faibles compétences en mise en page, en présentation informatique, etc… selon notre manque de sens artistique pour la fabrication des photos que nous prenons sur la ferme.
  • chaotiquement car selon notre parfaite incompétence en matière de lutte biologique contre les bugs, pannes et autres déboires informatiques - pour nous paranormaux - qui nous semblent aussi aléatoires que la météo, voire encore plus !

Ce travail, mené en parallèle à celui de la production / distribution / gestion des légumes, prend du temps… et ne prétend pas être abouti. Ni exhaustif. Nous le poursuivons avec plaisir. Et avec nos limites. C’est donc, par définition, un travail inachevé ! Chaque notice est régulièrement complétée, aléatoirement au fil des saisons : il sufit d’aller y voir de temps en temps !

Des fiches généralistes.

Les fiches généralistes sont classées sous le titre «Histoire de…». Elles regroupent des infos «transversales»  : accomoder les fanes, conserver son panier, recettes communes à plusieurs légumes, etc…

Des fiches-légume.

Les fiches-légume sont classées sous le nom du légume, et toutes bâties sur le même plan en 3 parties :

  • À la cuisine.
  • Dans les livres.
  • Au jardin

1 - À la cuisine.

Le chapitre «À la cuisine» explique comment les Biaux Jardiniers préparent et utilisent leurs légumes pour les manger.

Brueghel l'ancien. Le repas de noces.

Ça ne prétend pas être un manuel de cuisine. Et encore moins un manifeste diététique ou un «guide santé». Nous y expliquons nos seuls goûts et manières d’aimer cuisiner et manger nos légumes, voire nos «manies culinaires». Il s’agit plus de «tour de main» ou «d’ambiance cuisinière» que de recours mathématique à la balance et à la montre. Et cela ne prétend évidemment pas au génie culinaire créatif des revues ou émissions plus ou moins spécialisées, mais ça prétend se passer assez systématiquement des ingrédients exotiques importés qui font  le buzz quelques temps.

Bref, c’est l’ordinaire d’un quotidien… qui se veut plaisir renouvelé… et direct de la terre à l’assiette ! Quotidiennement.

 

Nous publions volontiers (après l’avoir essayée) toute recette que tout abonné à nos paniers nous envoie ! (merci d’avance, donc…).

2 - Dans les livres.

Le chapitre «Dans les livres» de chaque fiche légume est une rapide description paysanne avec quelques informations botaniques et historiques «de base» sur le légume. Histoire de mieux comprendre de quel végétal il est question. Mais pour une information complète, il faut se reporter à la littérature existante, dont une petite partie est dans «La Bibliothèque des Biaux Jardiniers».

3 - Au jardin.

Sous le bienveillant patronnage de Saint Fiacre, le chapitre «Au jardin» de chaque fiche-légume détaille la manière dont les Biaux Jardiniers, paysans maraîchers, aiment cultiver le légume, dans leurs conditions pédo-climatiques et expériences pratiques.

Saint Fiacre, le saint patron des jardiniers.

Il comporte de nombreuses photos, toutes à la ferme : alors bien sûr que pour un même légume, ces photos ont pu être prises sur plusieurs années, merci donc de ne pas y chercher une suite chrono-logique la seule même année au développement de la dite culture à la même place ! On peut éventuellement trouver d’autres informations sur la culture des légumes sur le site d’autres producteurs, ou surtout dans la littérature dite «spécialisée», mais dans tous les cas, ne pas faire l’erreur de confondre maraîchage biologique professionnel et jardinage amateur de loisir!

Une ferme jardinière pleine de biodiversité, pour un panier diversifié.

Bonne lecture ! Et bon appétit !

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