Fauchage sympathique

C’est Pierre Déom, qui a diffusé cette expression de «fauche sympathique» qui avait séduit aussi les Biaux Jardiniers.

Pierre Déom est le fondateur-dessinateur-rédacteur-metteur en scène de «la Hulotte» (LIEN)

«La Hulotte», c’est «le journal le plus lu dans les terriers»

Depuis une bonne quarantaine d’années. Et pour vraiment pas cher. Surtout eu égard à sa qualité.

Donc «fauchage sympathique». Sympathique ? oui : pour la vie du milieu !

Parce qu’en effet, faucher, broyer, par exemple un pré, çà peut être nocif pour la faune présente : il suffit d’entrer dans la parcelle, commencer par les bords (ce qui est le plus spontané avec un outil déporté). Puis, dans un mouvement concentrique se rapprocher inexorablement du centre en travaillant. Ainsi, une bonne partie de la faune, fuyant le tracteur en cherchant un abri là où il y a encore de l’herbe (là donc où l’outil n’a pas encore travaillé), se trouve peu à peu rassemblée au centre le la parcelle… et détruite par le dernier passage. Vroum !

Et la fauche sympathique, c’est juste le contraire. Dans notre Biau Jardin, si on doit broyer par exemple tout un carré d’engrais vert, on commence par broyer la planche du centre du carré, et on fait le travail en allant de plus en plus vers l’extérieur.

"Broyage sympathique"

En agissant ainsi, on «repousse» les insectes de planche pas encore broyée en planche pas encore broyée vers un lieu qui ne sera pas broyé : la bande fleurie.

Faisant de même dans un pré, on «repousse» la faune vers ce qui n’est pas fauché le long des haies, des fossés enherbés, etc…

En fonction de la topographie des lieux, c’est parfois un petit peu plus compliqué de pratiquer la «fauche sympathique». Mais parfois, çà n’est que question d’organisation et de prendre le temps d’y penser.

Et puis, quand on aime…on compte pas !

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