"Ça commence à bien faire..."

«Ces histoires d’environnement ça commence à bien faire», avait dit un bref président de la République en visite au salon de l’agriculture, preuve qu’il n’était pas démagogue ? Les Biaux Jardiniers trouvent eux que «Toute cette pluie, ça commence à bien faire !»

Il n’y a plus moyen de faire !

Il faut dire que la seule première quinzaine de mai nous aura apporté une quinzaine de gros arrosoir d’eau du ciel par mètre carré de planche, soit 20% de toute la pluviométrie annuelle moyenne de notre Bresse humide ! Alors, même dans un jardin en planche permanente, avec une couverture par des engrais verts tout l’hiver, et bien «ça gouille!» Et c’est pas fini, menacent les oracles de la météo…

Alors quand «ça peut passer mais pas plus», et bien le Biau Jardinier, il fait autre chose où «ça craint moins». Par exemple, il «dégage» au broyeur dans la nouvelle terre : là où la pelleteuse viendra travailler sous peu, et avec le couvert végétal bien broyé, ce sera plus facile de trier et remettre en surface la terre végétale.  Avec sa pelleteuse, Charlie va creuser une tranchée pour installer l’arrosage. Et oui, de l’arrosage, il finira bien par y en avoir besoin !!!

Le travail dans ces conditions ne laisse pas les lieux en assez bon état pour y semer des carottes, hein, mais bon, pour une pelleteuse, hein ?!

Et l’étape suivante du broyage, c’est encore du travail en ambiance assez humide…

Et puis, coté production maraîchère stricto sensu, le Biau Jardinier a beau mettre en oeuvre toutes ses stratégies de Big Boss avisé, être à l’affût de la moindre accalmie entre deux pluies, bénéficier de la porosité de planches permanentes en place depuis bien du temps, c’est tout simple : «ça bouchonne» puisqu’il n’y a pas assez de temps consécutif sans pluie pour que la terre ressuie assez et qu’il soit possible de tout semer ou repiquer. Alors il faut choisir (donc exclure, dit le philosophe) c’est à dire décider ce qu’on laisse attendre et où on prend du retard sur le plan de culture.

Il y avait des planches prêtes à être semées juste assez ressuyées, et une fenêtre d’à peine quelques heures à mettre à profit avant un nouveau passage pluvieux (comme ils disent). Matthieu a donc privilégié dans l’immédiat, un semis de carotte botte pour la rentrée, et surtout le semis de panais pour le stock hivernal !

Semis à coté d'une bande fleurie pour auxiliaires.

Sur des planches qui ont eu une belle destruction de faux semis par occultation, il a donc poussé le semoir trois rangs. Semoir de provenance exotique et/mais adapté en Bresse aux dimensions de nos planches permanentes, acheté à l’époque où son tarif était encore abordable.

Semis de panais en trois rangs sur planche permanente après destruction d'un faux semis par occultation.

C’est un petit semoir en traction animale, alors ça réchauffe !

Installation de panais avec semoir multirang en traction animale.

Parce qu’il ne fallait pas trainer… avant la pluie. Donc avant même la fin du semis de panais, et après avoir rebâché le semis de carotte et fixé la toile d’occultation avec les agrafes habituelles,

Fixation de la toile d'occultation reposée après semis de carotte.

intervention de l’équipe chargée de remettre en place les toiles d’occultation.

Rebâchage immédiat des planches permanentes semées en panais après faux semis détruit par occultation.

Et avec le sourire !

Rebâchage immédiat des planches permanentes semées en panais après faux semis détruit par occultation.

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